La pop québécoise comme on l’aime
Bon Enfant vient tout juste de terminer sa tournée européenne. Une tournée réussie qui aura vu les Québécois déchainer les foules de Paris jusqu’à Amsterdam.

Bon Enfant est devenu un groupe dont la cote monte de plus en plus au Québec depuis maintenant plusieurs années. Ils ont notamment obtenu chez eux plusieurs récompenses qui leur ont permis d’élargir leur audience : « Ces prix nous ont bien sûr aidés. Cela nous a ouvert des portes, c’est sûr. »
Le combo a commencé comme un duo composé de Daphné Brissette et Guillaume Chiasson avant que de nouveaux membres intègrent la formation comme Étienne Côté (Lumière) ou Mélissa Fortin du groupe Canailles. Des projets parallèles qui ont solidifié encore davantage Bon Enfant : « Au Québec, il est presque nécessaire d’avoir d’autres projets pour gagner sa vie. Chacun de nos projets parallèles nourrit le groupe. Ces projets sont, qui plus est, importants pour garder notre liberté. C’est quand même spécial d’être dans un van avec des gens sur la route des semaines durant. Même avec tes meilleurs amis tu ne passes pas autant de temps. Nous sommes très amis les uns avec les autres dans ce groupe ce qui aide à la cohésion du projet. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts musicaux mais c’est justement ce qui fait notre richesse. »
Après deux albums qui les ont vu mélanger glam et disco, folk et pop, Bon Enfant est allé avec son dernier opus vers quelque chose de plus spécifiquement pop : « Nous avons voulu épurer dans l’instrumentation. On voulait aller vers quelque chose de plus purement pop. Live nous sonnons davantage rock et psyché notamment parce que nous aimons bien les jams. Le concert c’est différent du studio. Nous aimons vraiment jouer live. »
Bon Enfant possède ce son si typique de la pop québécoise qui peut parfois faire penser à celui de Corridor : « Ce sont nos amis. Corridor a commencé à intéresser le public américain il y a quelques années. Qu’un groupe québécois réussisse cela est important pour toute notre scène. On se connait un peu tous à Montréal. »
Le combo comme souvent chez les groupes québécois a choisi de s’exprimer dans la langue de Molière : « On chante en français. C’est une évidence pour nous que de chanter dans cette langue. On ne se verrait pas chanter en anglais. Ce serait trop bizarre. Nous adorons écrire en français. Faire bien sonner les mots est aussi important pour nous que l’aspect purement musical. »
Pierre-Arnaud JONARD // Photo : Camille GLADU-DROUIN
Demande Spéciale – Duprince



