bande song

 

Le retour à l’hôtel Tadoussac n’aide pas à estomper mon impression d’étrange. Dans cette bâtisse splendide, je plonge dans un Milm d’époque dont les saveurs agréables me retiennent, comme à mon habitude, dans un passé qui n’est pas le mien. Au moment de m’endormir, je discerne au loin des bruits. Ils s’apparentent à la description que l’on m’a faite des soirs de fête des bateaux blancs. Quand les touristes anglophones d’antan débarquaient dans la baie. Ce n’est pas nouveau, on voyage toujours pour fuir, les scénarios se ressemblent depuis la nuit des temps. On avance plus lent qu’on pense, passant trop d’heures à s’allonger avant d’enchainer les faux départs jusqu’au jour où l’on décide de se réveiller.

Pour se remplir d’ailleurs il faut un ailleurs et une bande-son. La musique dans notre tête est indissociable des
sentiments que l’on développe face à ce que l’on vit. Seul, on peut courir le monde. Avec la musique, on voyage autrement, plus loin. Pour cette quatrième étape à Tadoussac, c’est Lou-Adriane Cassidy qui a fait ofMice de guide. Suite du road trip dans une semaine, ou tout de suite dans le numéro 91 de Longueur d’Ondes.

Texte & photographies : SAMUEL ROZENBAUM

Cet article a été écrit durant le Festival de la Chanson de Tadoussac.

Playlist Deezer.


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