Entrevue avec le groupe Red Money

Hit the road, Jack !

Après le split de Home&Dry, Laure et Arnaud partent ensemble former Red Money. En 2015, sort un premier LP Chase me entièrement créé dans leur appartement, entre Pigalle et Montmartre, «  faute d’endroits pour répéter et enregistrer à Paris à l’époque », contraignant alors Arnaud à laisser sa batterie de coté : « Vraiment frustrant ». L’expérience aura cela de bon qu’elle animera le duo d’une grosse envie d’aller prendre le grand air.

Une fois contact pris et démos envoyées, le voici au studio Bomb Shelter de Nashville pour enregistrer quelques titres et découvrir une ville construite autour de la musique : « La country évidemment, mais énormément de clubs rock également ». Parmi ceux-ci, le High Watt dans lequel ils se produiront avant d’entamer une tournée dans le Mid-West passant par Tupelo, rendu culte par Nick Cave, et avant de remonter jusqu’à Seattle.

Et Arnaud de préciser : « De toute façon, j’avais laissé ma caisse claire au Bomb Shelter de sorte à être certain d’y revenir ». Ce retour aura lieu l’année dernière pour l’enregistrement de Shake, Burn & Love, sorti en mars et résolument explosif, comme pour nous faire prendre conscience d’un monde « qui ne peut pas indéfiniment continuer à tourner comme ça ». Quand on évoque les influences, dans un jeu de ping-pong, Laure et Arnaud citent Black Keys, Kills, Dead Weather, Ty Segall, White Stripes, Led Zep, Stooges, Sonics et même les Kinks, tout en affirmant haut et fort que leur musique ne se revendique de personne.

Place désormais aux concerts, parmi lesquels Rock in Loft à Bourges avant de partir sillonner les routes à la recherche de grands espaces et de liberté, comme Jack Kerouac avant eux. Et compte tenu de leur talent et leur humanité,  il y a fort à parier qu’ils vont y faire de très très belles rencontres.

>> Site de Red money

Texte : XAVIER-ANTOINE MARTIN

Photo : Flora Riffet

“Shake, Burn & Love” / 4Play Music


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