Carpenter Brut

L’Olympia, 20 mars 2026


 

Quelques semaines à peine après la sortie de Leather Temple qui clôt de magnifique manière la trilogie de Bret Halford, Carpenter Brut remplissait l’Olympia. On arrivait pile au moment où démarrait la première partie assurée par les Belges de Ultra Sunn. Ces derniers ont le vent en poupe dans la scène goth/EBM/sytnthwave depuis pas mal de temps déjà et à l’écoute de leur set on comprend aisément pourquoi. Le duo (trio sur scène) offre une version très excitante de l’EBM 80’s revisitée tout en restant très fidèle au genre. Leur musique est faite pour les dance-floor et l’Olympia se transforme rapidement en énorme piste de danse. Ultra Sunn est un groupe très intéressant et on accroche bien à leur musique même si parfois elle a une petite tendance à être trop linéaire. Autre (petit) défaut : si la voix de Sam Huge est très belle elle se rapproche parfois un peu trop de celle de Dave Gahan. Mais bon vu que Gahan possède une voix splendide c’est presque un défaut qui devient une qualité. Un set très réjouissant au final.

 

Carpenter Brut démarre son concert autour d’un décor et de vidéos qui retranscrivent parfaitement l’univers futuriste de son dernier album. Le show démarre sur les chapeaux de roue avec de superbes versions de “Major Threat” et de “Leather Temple”. La set list fait la part belle au dernier opus mais aussi aux premiers EPs de l’artiste. On a du coup un concert plus orienté synthwave que jamais. Le son est par ailleurs de très grande qualité. Franck Hueso Aka Carpenter Brut trône tel un maitre de cérémonie autour de ses claviers. Si le son est très synthwave l’apport de la guitare et de la batterie amènent une puissance metal au tout qui rend le tout dévastateur. Le cocktail est délicieux et diablement efficace. On a l’impression d’être lancé à plus de 200km/h sur un circuit de formule un. Pas le moindre temps mort et au contraire à chaque petit freinage une accélération qui fait encore plus mal. L’enchainement “Day Stalker”, “Night Prowler” de Leather Terror fait particulièrement mal. “Disco Zombi Italia” va encore plus loin dans l’hystérie ambiante et rend la foule extatique. Tout a défilé à toute vitesse lorsque retentit le tube le “Perv” et l’on se dit que malheureusement la fin approche. On termine comme toujours avec la reprise du “Maniac” de Michael Sembello avec un Olympia qui chavire. Un concert de toute beauté, renversant de maitrise et d’efficacité auquel on reprochera simplement d’avoir été trop court : une heure et quart de kiff total mais un quart d’heure de plus nous aurait ravis.

 

Hâte d’être à mars 2027 pour un Zénith qui promet déjà.

 

Pierre-Arnaud JONARD – Photos : @auroreangelique.visuals