Bandeau Longueur d'Ondes n° 101

Kaliayev

“Solipsism”
(Le Kit Corporation)

“L’aurore” pointe son nez dans un instrumental tout en scintillement et ouvre pour une pop éveillée, mariée avec soin à une électronica délicate, mais aussi habilement électrifiée. Le Messin Sébastien, cerveau de l’affaire, a assemblé peu à peu des idées mélodiques et sonores et un décor a pris forme : son caractère est envoûtant et céleste. L’électronique de “Ces tableaux vides” semble évoquer une fuite, la tête ailleurs que dans les équations mathématiques. Le compositeur est de ceux qui s’enferment dans une pièce, obsédé par des créations sonores, expérimentant avec une multitude d’instruments. Il ouvre la porte de son univers dans son premier album, et réussit des actes complices avec Marielle Martin (la chanteuse de feu Playdoh sur “Don’t snap me”, “Don’t you find” et “Soldiers of our empty love”) et Chapelier fou qui joue les violons sur le mélancolique “The drowning”. myspace.com/kaliayevmusik

Béatrice Corceiro

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