BAJA FREQUENCIA

Les basses latines

Le son de Baja Frequencia est très reconnaissable : le rythme galope pendant qu’une avalanche de sons nous tombe dessus. Les voix y sont samplées, triturées et les flows se conjuguent souvent en espagnol. Goodjiu et Azuleski n’hésitent pas à décharger leurs armes pleines de basses sur l’auditeur. Les deux compères marseillais se sont rencontrés au sein du collectif Massilia Hi-Fi, plus axé sur la basse made in UK. Très vite, ils ont eu envie de faire vibrer le public avec des rythmes plus latinos. Accompagnés de VJ Vincil, qui travaille sur les shows visuels, ils se font une petite renommée à Marseille jusqu’au moment où ils se décident à sortir un premier 45 tours. Chinese Man Records leur propose directement de travailler avec eux. Et l’aventure de Baja Frequencia prend une autre tournure : « On a pu faire les premières parties de Chinese Man dans des grandes salles remplies et aussi quelques dates à l’étranger comme à Istanbul. » Tout comme le groupe phare du label, le duo se trouve toute une clique de rappeurs et rappeuses pour agrémenter leurs chansons survitaminées. Ainsi, on retrouve des noms de disques en disques comme la Cubaine La Dame Blanche. Mais pour leur premier long-format, ils sont aussi allés chercher d’autres artistes pour sortir de leur zone de confort. C’est notamment le cas avec le groupe colombien La Perla : « À la base, c’est plus un groupe de cumbia traditionnelle, donc pas tellement fait pour nous. Mais le lien s’est fait très rapidement. C’était un beau coup du hasard au final. » Avec tous ces featurings venant d’Amérique latine, il était évident que le groupe devait visiter le continent… Ils sont en pleine préparation d’une tournée internationale d’ici la fin de l’automne.

YANN LE NY

Photo : DAMIEN CHAMCIRKAN

Hot Cats / Chinese Man Records

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