Princess Thailand

Beautiful noise

 

Après des passages remarqués cette année aux Inouïs du Printemps de Bourges et au Prix Ricard S.A Live Music, le groupe, dont les musiciens se partagent entre Toulouse et Paris, prépare un premier LP et ce, avant même d’avoir soufflé sa première bougie. Si leur musique est parfois comparée à celle de groupes habitués à flirter avec le mur du son (celui de Phil Spector) comme A Place to Bury Strangers ou les Savages, Patrick – leader du groupe – précise : « Au niveau de la direction musicale, nous avons bien sûr une feuille de route pour la cohérence globale, mais nous cherchons avant tout des morceaux qui ont un univers. Quelque chose dont les gens peuvent s’imprégner. Noise ou pas… » Ainsi affranchi des contraintes liées au respect du genre musical et de ses limites, le groupe peut librement travailler à se forger une identité propre à partir des propositions apportées par chacun. En témoigne par exemple l’utilisation d’instruments moins conventionnels comme la flûte : « Cela nous permet d’avoir une ouverture. Des sons qui nous permettent de sortir des fréquences classiques. Comme une petite lumière qui jaillit de nos instruments. » Une lumière qui résulte du soin apporté à être là où on ne les attend pas, non seulement par la musique, mais également par l’expérience visuelle, si importante. En somme, l’émotion est cent fois plus belle que le calcul. C’est d’ailleurs dans cet esprit que l’album a été fait : « Nous avons enregistré 6 ou 7 versions de chaque titre, comme si nous étions en live. Puis nous avons choisi une version de chaque, sans reprendre quoi que ce soit. Au final, ce sont les versions les plus éloignées des originales qui ont été retenues. » Des titres que l’on pourra découvrir dans leur écrin de lumière lors de la tournée qui commence ces jours-ci.

 

Princess Thailand / Les sons du silence

Texte : Xavier-Antoine MARTIN

Photo : Jean PELLAPRAT

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