MaMA

Sur trois jours à Paris, du 18 au 20 octobre, les pros de la musique n’auront pas le temps de chômer : en journée, conventions, rencontres, conférences (avec le passe pro) et en soirée, festival de concerts avec le grand public (qui est le bienvenu) ! Petit points avec les trois acteurs phare de cet événement…

 

Daniel Colling ©DetienneDaniel Colling, le producteur reconnaît : « Au commencement, on ne voyait pas aussi grand, aussi vaste, aussi indispensable. On voulait seulement que ce soit utile, que ce soit fort, que ce soit bien. À la fois un festival et une convention, dans le quartier de Paris le plus riche en salles de musiques actuelles et en lieux festifs ? C’était une bonne idée. Et MaMA est devenu l’événement majeur de la filière musicale chaque automne, auquel tout le monde tient à venir – les Français et les étrangers, les grands festivals et les salles associatives, les sociétés civiles et les tourneurs internationaux, les médias et les influenceurs, les startups et les structures historiques, les petits labels et les géants numériques, les syndicats et les managers, les indépendants et les majors… L’année dernière, 5345 professionnels représentant 1953 structures de cinquante-six nationalités sont venus, et aussi 520 journalistes. »

 

Segolene Favre Cooper ©FRAMEpictures / BETC POPSégolène Favre-Cooper, à la coordination et la programmation artistique, précise :  « L’idée de départ est d’avoir une programmation composée d’environ 50% d’artistes français et 50% d’internationaux. Cette année, même si la notion d’espace francophone peut être relative, je dirais que l’on devrait être à 65% d’artistes issus du dit-espace et 35 % du reste du monde. »

 
 
 

Quels critères de sélection pour les groupes qui vont passer : scène, bouche à oreille, écoute… ? Combien de personnes travaillent sur la sélection ?

« Voilà une question à laquelle il n’est jamais simple de répondre… Il n’y a pas de critère au sens strict du terme, nous ne construisons pas la programmation en cochant des cases en face de noms d’artistes. Il s’agit avant tout de présenter des artistes dits plutôt de musiques actuelles, en actu sur la France et/ou à l’export et pertinents pour les publics que nous accueillons sur le festival, ceux-ci étant composés d’un public francilien (mais pas que), souvent curieux et qui aime à se balader de salles en salles ainsi que de professionnels français et internationaux, des journalistes etc.

Forcément, ce n’est pas chose facile et nous avons donc monté un comité de programmation (programmateurs, producteurs, journalistes) avec lequel nous travaillons. Soit une équipe de 5 personnes en tout.

On peut ajouter à cela les relais que nous avons développé dans pas mal de pays avec des Bureaux exports de la musique – ou équivalent – qui nous font valoir les priorités locales à l’export et avec lesquels on peut échanger sur la pertinence de présenter tel ou tel artiste.

Et depuis quelques années, nous montons au sein du festival une quinzaine de soirées avec des labels, agences, producteurs etc. »

 

Prenez-vous des artistes autoproduits ou forcément signés en prod ou sur un label ?

« Il nous arrive en effet de programmer des artistes non signés pour que justement ils ne le restent pas longtemps. Pour les artistes français il s’agit aussi d’une présentation à l’export, tandis que pour les internationaux d’une présentation pour le marché français. Donc dans tous les cas, les artistes viennent pour trouver des dates, signature(s) en label ou agence ou éditions sur potentiellement plusieurs territoires. »

Fernando ©DetienneFernando Ladeiro-Marquès, est ravi : « C’est l’épisode 8. Depuis 2010 et son premier épisode parisien, le feuilleton MaMA voit son audience augmenter régulièrement chaque année. Avec un casting impressionnant, des acteurs colombiens en invités spéciaux et de multiples coproductions, françaises et internationales, MaMA 2017 présente un générique à couper le souffle. » Pour s’en rendre compte un petit tour sur le site !!!

 

 

Photos : Detienne et FRAMEpictures / BETC POP

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