P2n16-Soviet Suprem-©CamilleMeligne-6 - Papillons de Nuit 2016

 

16e édition / du 20 au 22 mai 2016

HISTORIQUE : Le festival, organisé par l’association R.O.C. en Baie, est né en 2001 à Saint-Laurent-de-Cuves ; au fil des années, il est devenu un incontournable de la région normande.

CADRE : En plein coeur d’un village normand de 500 habitants, dans de grands champs en forme d’amphithéâtre qui permettent de surplomber tout le festival.

METEO : Oiseaux qui chantent le vendredi. Soleil chaud samedi après midi ; pluie en fin de soirée. Quelques goûtes le dimanche en fin d’après-midi.

CHIFFRES : 66 000 festivaliers / 1300 bénévoles / 30 artistes.

BUDGET : Autofinancé à 85 % par des ressources propres et à 13% par du mécénat. Seulement 2% d’aide publique. Une belle performance !

PROGRAMMATION : Éclectique, pour tout âge et pour tous les goûts, ce qui permet de plaire à tous les habitants de la région (à qui le festival est destiné). En ces temps de grands retours, les grosses scènes ont accueilli Louise Attaque, Les Innocents et Michel Polnareff.

LES PLUS DE LA PROG :
La scène Érebia : à l’écart des 2 grandes scènes, dans un espace intimiste, avec une programmation très rock.
La scène internationale : les Hollandais Bombay et De Staat ont conquis le public avec leur rock et leur belle présence sur scène. De même pour Alo Wala, une petite bombe hip-hop / bass venue du Danemark.

LES MOINS DE LA PROG :
La voix de la chanteuse Minuit est très intéressante, mais il manque quelque chose au groupe.
La chanson-pop de Nach ne nous a pas convaincus.

DECOUVERTES : Les déjantés The Goaties, parrainés par le Cargö de Caen, qui ont une véritable proposition scénique : ambiance cirque des 50’s avec spectacle de moto, human canonball, freakshow,…
Le groupe WeWolf (gagnant du tremplin du festival) qui propose une musique rock / new wave très intéressante (même si trop sage sur scène). On retient la voix puissante du chanteur.

CONFIRMATIONS : VKNG, son groove, son intensité, la voix et le déhanché de son chanteur. Rover et son rock grandiloquent. Last Train et leur rock intense et féroce. Les Soviet Suprem, leur spectacle humoristique, leur flow et leur concept artistique poussé. Thylacine, son électro et son saxophone.

INCONTOURNABLES : Feu! Chatterton fait danser et pleurer, son chanteur Arthur est sur scène possédé. Jeanne Added sait faire danser toute une foule. Les British Fat White Family assurent toujours avec leur rock psyché (même si on les a vus beaucoup plus sauvages sur scène). Louise Attaque, toujours autant généreux.

ILS ONT RETOURNES LE PUBLIC : Soviet Suprem, Nekfeu, De Staat et Alo Wala.

ON RESTE DUBITATIF : Puts Marie a donné une prestation à l’image arty / dandy mélancolique du groupe. Son chanteur est charmant et charismatique mais reste dans sa bulle. C’est tout de même un des groupes les plus intéressants musicalement.

LE PLUS ATTENDU : Indochine. Depuis le début, le rêve de la programmation était de faire venir Indochine à Papillons de Nuit. Après des demandes répétées, c’est à la 16e édition que le souhait à été exaucé. Les grands moyens ont été déployés : le festival s’est doté d’une avant-scène spécialement pour accueillir le groupe, ce qui rend la scène Vulcain la plus grande au niveau européen. Ajouté à cela, jetés de confettis multicolores et gerbes d’étincelles. Avec la venue du groupe, le festival a battu son record de fréquentation pour une journée avec 26 000 spectateurs. Mais des déceptions au niveau de la voix de Nicola Sirkis et du son.

LES PLUS TECHNIQUE :
Concerts qui s’enchaînent bien, avec ponctualité ;
une programmation qui permet de tout voir et de ne pas devoir choisir entre tel ou tel artiste ;
un bel équipement scénique avec de beaux jeux de lumières ;
les 2 écrans géants ;
la carte d’identité visuelle du festival ;
la bonne organisation et optimisation du site ;
le bracelet Pay & Play pour le paiement dématérialisé que l’on peut créditer en ligne et qui permet un gain de temps (et sans doute un gain économique pour le festival) ;
la possibilité de voir le festival en direct sur leur site.

LES MOINS TECHNIQUE :
Un peu compliqué de passer de la scène Thécia à la scène Érebia ;
un son parfois trop fort sur la petite et moyenne scène.

VU DANS LA FOULE : Un drapeau breton (comme à chaque festival), des dessoifeurs (homme-bar ambulant), un homme en combi-hommard et des sosies de Polnareff.

CONCLUSION : Un bel accueil dans un lieu charmant. Un festival qui a la volonté d’innover pour améliorer l’expérience festivalière. Une programmation cohérente, avec un optique culturel de l’accès à tous et des découvertes, et qui varie de celle des grands festivals (voir article Sourdoreille « Les squatteurs de festivals 2016« ).

 

Site du festival Papillons de Nuit

Texte : LAURA BOISSET
Photos : CAMILLE MELIGNE

 

Publié le