« Now that you are free my beloved one »
(Kütu Folk)

The Delano Orchestra, c’était sur son superbe précédent album une permanente dichotomie entre élans pop orchestraux et un post-rock ici cotonneux, là éclatant en poussées fusionnelles, une succession que l’on retrouve à nouveau, presque inchangée. C’est d’ailleurs le seul véritable reproche que l’on puisse opposer à une beauté toujours aussi délicate, qui n’en finit pas de s’épurer, jusqu’à laisser une place de plus en plus grande aux silences, jusqu’à atténuer les voix dans les murmures. Mais à trop forcer sur cette quête intimisme, les couleurs de Delano Orchestra confinent parfois à la pâleur voire à l’effacement. « Will anyone else leave me » tendait vers des cimes, amorçait un élan que ce troisième album fait un peu retomber. C’est pourtant bien dans ses mouvements les plus vifs, dans la sensibilité radieuse de « Not an ending » ou dans la pop cuivrée de « Seawater » que se manifestent ses plus grands moments. myspace.com/thedelanoorchestra

Jessica Boucher-Rétif


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