Zénith de Paris, 31 janvier 2025
Mass Hysteria fête en ce 31 janvier au Zénith de Paris ses trente ans de carrière. Le groupe est devenu au fil des années le plus gros groupe metal français (avec Gojira). On s’en rend encore davantage compte ce soir. Il est en effet assez rare qu’un groupe international ouvre pour un combo de l’Hexagone. Qui plus est ce n’est pas n’importe quel groupe puisqu’il s’agit de l’une des pointures mondiales du metal-core : While She Sleeps. Ces derniers font le job avec un long set pour une première partie (une heure) qui chauffe bien la salle.
On sait combien Mass est devenu depuis des années maintenant une machine de guerre en concert. Celui du soir ne fera, comme on peut s’en douter, pas exception à la règle. Le groupe va nous balancer tout au long de la soirée ses gros classiques, qui rendent le public hystérique : “Positif à bloc”, “Chiens de la casse”, “Contraddiction”, “Reprendre mes esprits”… Mais il va nous aussi nous offrir de très vieux titres comme ce “Donnez-vous la peine” tiré du tout premier album.
On sent un groupe soudé comme jamais, sûr de sa force et de sa puissance dévastatrice. Yann Heurtaux et Frédéric Duquesne sont de formidables guitaristes qui vont nous régaler tout au long de ce vendredi soir.
Puisqu’il s’agit d’un concert anniversaire, il va bien sûr y avoir différents invités : Niko de Tagada Jones pour un “World on Fire” explosif, Olivier Coursier un ex-membre du groupe pour un très beau “Intérieur à revoir”, un titre dans un registre très différent de ce que propose généralement le groupe (et qui n’avait plus été joué sur scène depuis 2005), Lawrence Taylor de While She Sleeps et Vithia de Rise of the North Star pour une flamboyante reprise de “Roots Bloody Roots” de Sepultura. On se rend compte au fil du concert combien ce groupe vieillit bien. Il n’a d’ailleurs peut-être jamais été aussi bon car les titres du dernier album “L’inversion des pôles” ou “L’émotif impérieux » font partie de ce que Mass a pu nous offrir de meilleur.
On a toujours des frissons lorsque l’on entend retentir “L’enfer des Dieux“ peut-être le plus bel hommage qui a été écrit pour nos amis morts au Bataclan ou à Nice et la version du soir est rien moins que splendide.
Mass Hysteria a raison de terminer son set par “Plus que du metal” car oui Mass c’est plus que du metal… bien plus.
Texte : Pierre-Arnaud JONARD // Photos : David POULAIN
































