Papooz

La Maroquinerie, 3 Avril 2026

 

Papooz a investi la petite scène de La Maroquinerie pour la dernière de leurs trois dates parisiennes. Un espace étroit… mais pas moins de six micros installés, donnant immédiatement une impression de proximité chaleureuse. Ce soir-là, on croise notamment Xavier Polycarpe, venu assister au show. Sur scène, les deux acolytes affichent leurs contrastes : Ulysse Cottin en maillot du PSG floqué 21, Armand Pénicaut en veste noire et t-shirt au nom du groupe The Oracle Sisters. Dès les premiers morceaux, l’accord de leurs voix fait merveille, pendant que la guitare d’Ulysse semble vibrer entre ses mains comme un objet vivant.

 

Le set joue habilement sur les textures et les ambiances. Les demi-tambourins apportent une couleur nouvelle à “Hell of a Woman”, tandis que “It Hurts Me” prend une teinte plus jazzy, reprise en chœur par une salle déjà conquise. Reny Lane, qui assuré la première partie, rejoint le groupe aux cymbales et percussions, enrichissant encore la palette sonore du groupe. Le duo ralentit ensuite le tempo – et notre rythme cardiaque – avec “No One Else”, moment suspendu avant de repartir avec “Ann Wants to Dance”, irrésistiblement pop, où la veste d’Armand tombe et l’énergie remonte d’un cran.

 

“The Garden” installe cette signature rock psyché-mélancolique, portée par des guitares qui se répondent, l’une planante, l’autre plus incisive. Même les titres récents, comme Love me better, sont déjà repris par le public. La communion installée dès le départ ne se relâche pas.

 

Le set s’ouvre aussi à des invités. avec “Repos – moment d’anthologie –  aux côtés de Saxa Got, membre fondateur du groupe La Femme. Le doux morceau en studio devient alors enragé, sous le feu de la guitare de Saxa, véritable démonstration qui retourne la Maroquinerie. Le titre “Friends” est ensuite partagé avec The Oracle Sisters, dans une ambiance solaire de tambourins et maracas. Le groupe investit d’ailleurs encore la scène sur “Louise, mais cette fois pour danser et faire la fête avec le public.

 

Le concert se conclut sur un moment plus intime avec “Ulysses and the Sea”, sublimé par les deux voix. La salle entière, conquise, se dit qu’elle serait bien restée là encore un bon moment.

 

Texte et photos : Franck COLLUMEAU