Ko Ko Mo

L’Olympia, le 7 décembre 2024

 

Ko Ko Mo

 

On est très content de voir que c’est Dynamite Shakers qui ouvre pour Ko Ko Mo pour cette belle date à l’Olympia. Ce groupe est entouré d’une hype de plus en plus grandissante. On peut se méfier à juste titre de celle-ci car comme le disait Public Enemy il y a bien longtemps : « Don’t Believe the Hype. » Sauf que quelques fois la hype a raison et dans le cas qui nous occupe elle est amplement méritée. En une demi-heure le groupe nous délivre une vraie leçon de rock’n’roll. Comme cela fait du bien d’entendre un groupe de kids qui semble avoir été biberonné au rock garage. Il y a clairement du Sonics chez Dynamite Shakers. Du Sonics mais pas que car le combo ne sonne pas seulement garage. Il y a aussi du Stones 71-72 chez eux et un peu de glam 72-73 car le combo ne manque pas de faire penser à certaines occasions à Sweet ou à Slade. Et puis surtout on pense aux New-York Dolls en les voyant : la même flamboyance, la même élégance naturelle. D’un coup d’un seul on a presque l’impression que Johnny Thunders est revenu sur terre. Comme le disait si bien les Dogs « Too Much Class for The Neighborhood”. Un futur grand groupe, sans le moindre conteste possible.

 

Il faut clairement avoir une sacrée confiance en soi pour offrir la première partie à un groupe aussi bon. Mais Ko Ko Mo a cette confiance depuis un bon moment maintenant et ils ont raison de l’avoir. Car si le duo a toujours été excellent sur les planches on ne s’attend cependant pas au niveau d’excellence auquel on va assister.

 

Le set est magnifique, magique de bout en bout. Musicalement on n’est pas loin d’atteindre le sublime : les versions de “Technicor Life”, “All the Way”, “Zebra” frisent la perfection. On a l’impression de voir en direct Led Zep renaitre de ses cendres. : K20 est sans aucun doute le Bonham du 21 eme siècle et Warren n’a pas à rougir face à Jimmy Page. Et en plus de cette beauté musicale qui nous suffirait le duo nous offre une scénographie à couper le souffle. Ko Ko Mo est devenu une machine de guerre sur scène. Ce qui n’empêche pas ces deux garçons d’être resté humains. On sent ainsi à plusieurs reprises toute l’émotion qui les étreint à être là ce soir-là.

 

Le show poursuit sur le même incroyable degré d’intensité et se clôt sur une magnifique version de “Don’t let me go”. Ko Ko Mo revient pour un premier rappel avec un “Idiocray Song” phénoménal puis un second durant lequel le duo nous offre une cover du “Show Must Go On” de Queen belle à pleurer, en acoustique dans la fosse de l’Olympia.

 

Un concert d’une beauté et d’une émotion incroyables. Ko Ko Mo était un très bon groupe, il est devenu un très grand groupe.

 

Texte : Pierre-Arnaud JONARD // Photos : David POULAIN