Morcheeba ©Seb Serrus @Terres du son - Longueur d'Ondes

Du 7 au 9 juillet 2017 à Monts (37)

LA MÉTÉO : Grand soleil durant deux jours, un peu de pluie, le dimanche.

 

LA CARTE D’IDENTITÉ : Prenez trois copains bien impliqués dans l’associatif qui fondent un festival… Douze ans plus tard, c’est devenu une aventure qui réunit sur trois jours autour de 40 000 personnes. D’abord implanté au Parc expo de Tours, Terres du son connaît sa troisième vie à vingt kilomètres au sud de la ville, sur le domaine de Candé. Son ambition ? « Être un festival pour son territoire », assure Hugues Barbotin, son programmateur. La prog’ va de la chanson au bon vieux rock des familles, en passant très largement par la scène festive.

 

LE CHIFFRE : 1, 7 millions d’€ de budget.

 

LES PLUS

– Un festival à la cool.

– Un grand site où l’on respire.

– Une programmation éclectique, dans le bon sens du terme.

– Le parti pris d’un festival sans têtes d’affiches démesurées… et ça marche.

– La musique festive a une vraie place. Merci pour elle !

– Les locaux de l’étape ont une scène rien que pour eux.

– Un travail écolo, des toilettes sèches… jusqu’au village associatif situé à l’entrée du festival.

 

LES MOINS

– L’habillage visuel des grandes scènes, très léger.

– Les jours de grand soleil, ça manque de coins d’ombre.

 

LA CLAQUE : Avec la création « The water wheel », Bachar Mar-Khalife rend hommage au joueur d’oud et chanteur nubien Amza El Din. Sur le papier, la chose semble obscure. Mais in vivo, c’est un moment mystique… Le timbre éraillé de la chanteuse soudanaise Alsarah nous amène dans une douce transe dès quatre heure et demi de l’après-midi. Ce spectacle va faire le tour des festivals cet été. En deux mots : courez-y !

 

ON EN REDEMANDE : Samedi, les punks gypsy de Gogol Bordello ont littéralement démonté la grande scène. Juste avant, le Sénégalais Faada Freddy nous étonne encore avec son r’n’b à base de percussions corporelles. Quant à Camille, c’est bien une surdouée, un ton au-dessus du commun la chanson française avec ses jeux de voix.

 

LE TRUC QUI NE PASSE PAS : Synapson fait le travail, ce n’est pas la question. Ils seraient même plutôt généreux avec le public. Mais leur house taillée pour la FM ne passe du tout. Il y a peut-être ce qu’il faut de guitare funky, de clavier et de claps, mais tout cela manque terriblement d’âme…

 

LA DÉCOUVERTE : La scène tourangelle grouille en matière de reggae, le label Brigante Records qui s’est soudé autour de Biga*Ranx en fournit une preuve éclatante. Ces garçons connaissent la musique jamaïcaine sur le bout des platines. Même un brin inégale, leur carte blanche a de l’allure… Pull up selecta !

 

VU ET APPROUVÉ PAR L’ÉQUIPE : Tété sous le soleil, Morcheeba toujours sympa, les metalleux de Gojira, Protoje ou le présent du reggae jamaïcain, Møme et Petit Biscuit font le plein, Un air, deux familles pour son retour quinze ans après.

 

VOUS AVEZ DIT ABSURDE : Cette année, Terres du son se tient le même week-end que l’American Tours, un rassemblement de bikers qui est aussi un festival autour de la culture US. À quinze kilomètres de là, il y a donc ZZ Top, les ex-Téléphone de retour depuis deux étés avec leurs Insus, et Brian Setzer. Avec 10 500 personnes, la fréquentation du vendredi accuse le coup… A priori, les deux festivals auront aussi lieu le même week-end l’an prochain. Il faudra nous expliquer pourquoi.

 

ET À L’ARRIVÉE : À l’écart des circuits branchés, Terres du son joue à fond la carte du festival détendu. Dans la catégorie des raouts intermédiaires, il rappelle l’excellent Festival du bout du monde qui se tient chaque année sur la Presqu’île de Crozon, en Bretagne. Ce qui n’est pas un hasard, puisqu’il partage le même ADN festif et un peu de ses aspirations écolos… Un bon festival, de bonnes vibrations.

>> Site de Terres du son

Texte : Bastien Brun

Photos : Seb Serrus

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