Calypso Rose ©Clemence Rougetet @Fnac Live 2017 - Longueur d'Ondes

Du 6 au 8 juillet à l’Hôtel de Ville de Paris (75)

CADRE : En plein air, avec deux scènes. La principale est en accès libre sur le parvis, la seconde (Scène du Salon), à l’intérieur de l’Hôtel de Ville, est accessible uniquement sur invitation (à retirer gratuitement dans les Fnac d’Ile-de-France. Seuls les plus rapides peuvent y assister).
 

MÉTÉO : Un temps plus qu’estival, dont les températures n’ont pas découragé les quelques 90 000 festivaliers à venir au fil des trois soirées. Les brumisateurs géants mis en place sur le parvis de l’Hôtel de Ville étaient plus que les bienvenus.

 

LA CONFIRMATION : Fishbach. Attention, phénomène ! Les qualificatifs à son sujet ne manquent pas : charismatique, envoûtante, audacieuse… Avec sa voix hors-norme, sa folie douce et son énergie débordante sur scène, l’Ardennaise vous transperce.

 

SURVOLTÉ : le charmeur Julien Doré. Pendant 75 minutes il a mis le public parisien à ses pieds. En tête d’affiche de la journée de clôture, le trentenaire à la crinière de lion a enchaîné un festival de tubes : Les Limites, Paris-Seychelles, Kiss Me Forever ou encore Coco Câline.

 

LA STAR : Calypso Rose. Elle est l’ambassadrice du style calypso, cette musique de carnaval typique des Caraïbes. Du haut de ses 77 ans, l’artiste originaire de Trinidad a ce talent de subjuguer les foules en quelques instants. Pétillante et généreuse, elle n’hésite pas à jouer de son déhanché et à faire preuve d’une joie de vivre ô combien communicative.

 

FOULE SENTIMENTALE : Benjamin Biolay, le ténébreux. Enfin, en apparence. Les derniers rayons de soleil brillent sur le parvis de l’Hôtel de Ville, tandis que l’interprète revisite son répertoire. Un set de 12 morceaux durant lequel les festivaliers ont pu apprécier des notes tantôt reggae, tantôt tango. Un sans fausse note !

 

NO PHOTO : Camille, l’exigeante. Après plusieurs années de silence, elle revient sur le devant de la scène avec son album OUÏ, dans les bacs depuis début juin. Vêtue de bleu telle une fée, les retrouvailles étaient toutefois en demi-teinte, puisque les photographes accrédités pour l’occasion n’y étaient pas conviés.

 

SALONS : Concerts privés (pour public préalablement inscrit) dans les salons de la Mairie avec un Julien Clerc dont les textes ont un peu vieilli, un Albin de la Simone qui commence a rentrer dans le classique au sens intemporel, une Juliette Armanet pleine d’émotions pour une chanson française renouvelée et un Rover au show un peu pâle (fatigué par la chaleur ?).

 

LES PLUS :
Ambiance familiale.
Programmation éclectique.
Une part belle donnée aux talents émergents (Aliocha, Otzeki, The Pirouettes…).
La sécurité mise en place permettant une fluidité au niveau de l’accès au festival.

 

LES MOINS :
Le son, par moment trop saturé au niveau des basses.
Pour les pros : la configuration du crash barrière, ne permettant pas aux photographes une visibilité optimale des concerts.

 

ET L’AN PROCHAIN : rendez-vous en juillet 2018 pour la 8e édition.

Texte : Clémence Rougetet
Photos : Clémence Rougetet et Dan Pier

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