Elephanz

Trabendo, 2 avril 2026

 

Elephanz a posé un décor simple mais marquant : trois symboles en néon rouge — un cœur, un cœur brisé et le signe “repeat”. Des lumières qui ne s’allument que lors des morceaux du dernier album, Love. Hurt. Repeat, en commençant par le premier du set : “I don’t wanna know”, également le premier titre sorti sur les plateformes mais que le public ne s’est pas encore approprié. Le nouvel opus ne sort que le lendemain, le public découvre les nouveaux morceaux attentivement, presque dans la retenue. “Stereo” ou “Time for a Change”, titres imparables libèrent les fans.

 

Tout comme les voix des deux frères Verleysen d’ailleurs. Sur “Elisabeth”, les voix sont plus assumées, plus habitées. Maxime, lui, lâche prise : il tombe la veste, danse, partage des moments complices au clavier avec la bassiste, Eliza Nohra, tandis que Morgane assure derrière les fûts avec une précision solide.

 

Entre deux morceaux, Maxime évoque une période où leur vie leur a un peu échappé — une confession qui amène naturellement Invisible, joué avec une sincérité palpable.Puis le groupe repart à l’attaque en revisitant “You Dare”, extrait de leur premier album, complètement dépoussiéré pour la scène, avant “Streets of rage” et surtout “That’s in my head”, morceau calibré pour la scène et transcender le public avant un autre moment fort de ce concert : “Mother”. Jonathan confie qu’ils n’ont jamais vraiment pris le temps de dire à quel point leur maman, présente ce soir-à, comptait pour eux. Jon ne peut cacher son émotion sous les jolis mots de son frère.

 

L’enchaînement se fait alors sans temps mort jusqu’à un rappel taillé pour le live avec “Maryland”, “Catcher in the rye”, “Bullitt” et enfin “Blowing like a storm”, pour un conclure un moment maîtrisé de bout en bout.

 

Texte et photos : Franck COLLUMEAU