THE INSPECTOR CLUZO

La Maroquinerie (Paris), le 28 janvier 2026

 

Il y en a qui vont à l’Olympia, Bercy, Zénith… Et puis il y a The Inspector Cluzo. Les Landais veulent du rock. Du contact. Du vrai. De l’échange. Alors, quoi de mieux que la Maroquinerie, et 5 soirs de suite ? Longueur d’Ondes a pu assister à la première, on vous raconte.

 

Pour bien débuter cette soirée, les TIC ont convié Grant Haua. Solide gaillard maori néo-zélandais, caché sous sa casquette, c’est l’heure du Blues. L’homme manie sa guitare comme un banjo, avec une vélocité impressionante, tout en respectant l’essence du style. Tout y est, on entend le médiator qui gratte, les riffs qui balancent, la voix qui rocaille juste ce qu’il faut… Quelques mots en français entre les morceaux, et à la fin du set, l’impression d’avoir vécu un moment hors du temps.

 

Changement de style, place à l’électrique. La salle de la rue Boyer voit nos 2 acolytes s’emparer de la scène avec un plaisir non feint. Énorme son, batterie qui claque, la soirée prend un tournant plus costaud. Plus analogique. Du rock, du vrai. Brut. Sans boucle sans Ableton Live (Laurent, chanteur / guitariste, le précisera à plusieurs reprises). Les 2 bonshommes s’y connaissent, en concert. Des grandes salles, des stades même, aux quatre coins du monde. Des tournées avec Clutch par exemple. Et pourtant, la Maro, cette petite salle, ils y font honneur. Tout y passe, des morceaux puissants, de leur dernier album Less Is More bien sûr, mais aussi des plus anciens (“Puts your hands up”), tous joués avec une intensité, une violence… c’est du rock bébé! Et des anecdotes aussi, comme leur cette reprise de Crosby jouée lors d’une première partie de Neil Young, parce que les 2 se détestaient, histoire de rire…

 

The Inspector Cluzo ce sont aussi des personnes de conviction. leur rock est organique, naturel. Leurs convictions aussi. Leurs choix de société, leur vision, leur humanisme. Tout y passera ce soir. La Maro aura vibré fort.

 

C’était bien, c’était bon.

 

Texte : Yannick Krockus – Photos : David Poulain