Le Zénith, Paris, 3 octobre 2026
Ce soir, fin de la tournée, premier Zénith de Pais, la salle est pleine…
La soirée commence avec Nieve Ella. La Britannique, accompagnée de bassiste / guitariste / batteur, va malheureusement pâtir d’une balance écourtée. Malgré cela, du haut de ses 23 ans, elle saura bien s’en sortir. Un son donc un peu confus, mais une prestation convaincante, un indie-pop-rock maîtrisé, le bon goût d’avoir quelques phrases en français, que demander de plus ? Nieve Ella sortira son prochain album dans 2 semaines dont elle a pu proposer quelques extraits. Les amateurs seront nombreux à la Machine du Moulin Rouge le 1er décembre prochain.
Petit break rapide, le temps de se faire dépouiller de 47 euros pour une bière tiède… Et oui c’est aussi ça le Zénith ! Le show Last Train va pouvoir commencer.
En ouverture, une vidéo sur les écrans géants. On y voit l’histoire du groupe sous forme de petits flashs, de leur adolescence jusqu’aux plus grandes scènes, moments furtifs, intenses. Puis une poursuite s’allume dans les gradins, les 4 membres rentrent en traversant le public. Les fans, dont certains patientent depuis le matin, sont aux anges. Quoi de mieux pour démarrer un set que de toucher son public, premier contact physique, sur une l’air de “The Lonely Shepherd” de James Last, qui ressemble furieusement à du Ennio Moricone par ailleurs.
Quelques minutes de traversée, puis les choses sérieuses commencent. “Disappointed”, et le décor est planté. Ce sera fat. Lourd. Tempos lents, une grosse base de blues, puissant, intense, à 25 BPM. Les morceaux seront étirés, pour alterner les phases fortes et quasi-intimistes.
Ce Zénith, c’est le point d’orgue d’une tournée qui a démarré il y a 2 ans déjà. Les fans ne s’y sont pas trompé, et pas qu’eux d’ailleurs, puisque de nombreux tee-shirts « Landmvrks” sont visibles. Et oui, il y a quelques jours, Last Train a signé une collab’ comme disent les jeunes avec les métalleux marseillais. Et bien tu sais quoi ? Ce soir, Florent (chanteur) et Nico (guitariste) sont là! Et c’est un vrai plaisir, parce que le morceau “The Very End Of Every Me” vaut son pesant de cacahuètes. On aurait aimé un son plus massif, mais on ne va pas bouder notre plaisir. Le public est au rendez-vous, ça réagit au quart de tour.
Après quelques autres titres, l’intensité ne faiblit pas. ça va même monter d’un ton avec le medley, moment classique des concerts de Last Train, où Jean-Noël se retrouve porté par le public, pendant que Julien, Timothée et Antoine assurent la montée de l’intensité.
Passage au piano, séquence sensible. Last train, ils sont comme ça. À fleur de peau. Alors quand Jean-Noël démarre ses remerciements, il ne peut retenir quelques larmes. La salle s’éclaire de briquets 2.0, les fameuses lumières de smartphones, pour un effet kaléidoscope très réussi. Ce sera d’ailleurs la seule fois où nous verrons des smartphones ou presque. Le public de Last Train a la classe, il regarde avec ses yeux et pas derrière un écran.
Niveau ambiance, c’est quand même très sombre. Last train, c’est lourd, fat, on l’a dit déjà, et c’est accentué par la scénographie. Scène très sobre, et surtout des éclairages quasiment exclusivement lumière blanche, parfois même stroboscopique. Pas de couleur, hormis quelques « pêches » en rouge. Le résultat ? Une esthétique sombre, parfaite pour accentuer la musique.
Les rappels démarrent avec “Home”, et de nombreux membres du public brandissent alors une petite pancarte avec les paroles du morceau. Forcément sombre, le titre résonne avec une intensité et une violence contenue, c’est fort, puissant, ça prend aux tripes. Puis “Way Out”, des confettis (blancs) tombent sur la fosse, et enfin “The Big Picture”. Last Train vient de se faire le Zénith. C’était bien. C’était grand.
Texte : Yannick Krockus – Photos : David Poulain Photography





































