Indochine

Accor Arena, Paris, 21 juin 2025

 

Indochine a longtemps été ce groupe adulé du public et détesté des critiques. Il semblerait depuis la sortie de Babel Babel à l’automne dernier que cette injustice soit enfin réparée. Et rien de mieux que d’aller voir le groupe sur scène pour voir ce que vaut vraiment le Indochine 2025. 

 

La première partie du show est tout entière consacrée au dernier album (ce sera aussi le cas pour les concerts suivants mais avec une set-list différente d’un soir à l’autre). Première constatation : les lights, la scénographie et les vidéos frisent le sublime. Et les petits bracelets donnés aux spectateurs à l’entrée font clignoter l’Accor Arena et rendent une atmosphère magique et féérique. On a des frissons sur “Victoria”, “Le chant des cygnes”, “Annabelle Lee”. Nicola Sirkis semble ému de l’accueil réservé au groupe. Loin d’une pop-star arrogante le chanteur semble même plus proche d’un adolescent ébloui par la vie et c’en est profondément touchant.

 
 
 

Après ce premier round de toute beauté et qui nous a presque mis KO, le combo investit la scène centrale pour une seconde partie centrée sur les tubes du groupe : “Canary Bay”, “Miss Paramount”, “J’ai demandé à la lune”, “Alice et June”. C’est un poil moins bien musicalement mais toujours aussi beau visuellement et toujours aussi fort émotionnellement. Le groupe n’oublie pas les fans de la première heure avec le très new-wave “A l’est de Java”.

 

Vient le temps des rappels décomposés de trois parties différentes et de pas moins de huit morceaux : sur la scène du fond Indochine nous offre des versions explosives de “Des fleurs pour Salinger” et de “Trois nuits par semaine” avent une délicieuse partie acoustique au milieu des spectateurs avec “Kao bang” qui nous rappelle notre adolescence et le charmant “Tes Yeux Noirs”. Et le final de nouveau sur la scène du fond avec l’incontournable “l’Aventurier” puis un autre très beau titre du dernier album, “En route vers le futur”.

 

Au final un concert d’une grande beauté, visuellement magnifique et une belle communion entre un groupe et son public. Voir un Sirkis qui a vécu tant de choses être touché à ce point par les réactions du public avait quelque chose de profondément émouvant.

 

Texte : Pierre-Arnaud JONARD – Photos : A CENDLAK

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