Bandeau Longueur d'Ondes n° 101

Mixtape LO#2

La deuxième mixtape du site est sur Longueur d'Ondes

 

Deux temps, trois mouvements pour remonter les six derniers mois, voire plus loin. Tout commence dans une humeur où passé, présent et futur ne font qu’un, les Suisses de L’eclair convoquent ainsi l’illustre Maston dont la pop – library music ne cesse de regarder avec brio dans le rétro avant que Dida ne poursuivent cette remontée du temps via un morceau taillé pour la musique de chambre. Attention les oreilles, ça brille. On remonte alors le courant tel le saumon via l’oeuvre essentielle de Hector Zazou (un très grand), ambiance liturgique totalement désarmante pour peu que l’on soit sensible à la dimension mystique du chant en canon ainsi exposée. Et puis, la boucle temporelle se brouille, les époques, styles, se mélangent dans une mélasse glitch et expérimentale trouvée sur la compilation Sans pleur du label de Montreal Everyday Ago fondé en 2018 par Jean Néant et Joni Void. Un vrai tour de passe passe auquel fait suite le charentais Moyen-Age et son château de sable fait main, tout comme le disque dont il est issu, d’une musicalité intuitive qui ne s’apprend pas…

On revient à un peu de normalité avec des productions plus cadrées et moins éparpillées esthétiquement (quoique). Gatien trouve ainsi un phrasé parlé si chantant qu’il devrait parvenir à résonner chez beaucoup dans la fourmilière des goûts et sensibilités. Antena (mère de Pénélope) nous rappellera alors qu’elle était sa lumière musicale dans un titre aussi sexy que dansant, avant que Juçara Marçal ne rende un fort et flamboyant hommage tel le phoenix à une autre femme qui aura su construire sa mythologie sur les 50 ans dernières années, oui les légendes comme Brigitte Fontaine ne s’écrivent pas en un jour, “La femme à barbe”.

Cette épopée musicale continue ensuite avec un grand écart et une dernière partie qui fait la part belle aux musiques électroniques, Mac Hertz et sa vision de l’Homme Machine, Josée Laika et son regard givré par un réel pas super chaleureux. Le froid, la peur, le sang est là (ref requin chagrin),  la jungle musicale de monsieur Gilb’R servira alors de portail pour s’en aller vers des zones nettement plus aptes à la tombée de la chemise ou autres. Le pas dansant se fait (enfin) sentir, INTI ZIMAN et ses rayons de soleils afrolatins poussent à la jouissance du corps, à sa libération, s’affranchissant de toute turpitude. Un espace propre à danser une macarena revisitée avant que la fusée Lucie Antunes et sa musique propulsée par votre meilleure amie, la vitamine D, n’atteigne le point G. Nu Genea en feat avec Célia Kameni se chargeront alors de faire dégager tout le monde du dancefloor alors que le soleil commence à se lever, pour aller danser ailleurs ou prendre un repos à contre-jour.

Lien vers la mixtape

Tracklist

Maston with L’éclair – Souvenir

Mimsy – Sans mobile apparent

Dida – Jagershof

Hector Zazou – Remonter le courant

Black To Comm – Scissoring Prion

Moyen-Âge – Châteaux de sable

GATIEN – Radio transmission over

Antena – Sisséxa

Juçara Marçal – La Femme à Barbe

Mac Hertz – Siège avec vue

Josée Laika – Je tangue

Gilb’R – Я не хочу знать

IINTI ZIMAN – Cariñito Malo

Malouane – Macrarena

Lucie Antunes – LNM

Nu Genea – Marechià (with Célia Kameni)

 

Julien NAÏT-BOUDA

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