The magnificent seven part one

Autoproduction

Après The good, the bad and the chainsaw et For a few chainsaw more, ce duo continue de creuser son sillon rock’n’roll et western. Sur ce troisième opus, c’est sans doute encore plus net que sur leurs deux précédents albums tant les références au western américain se révèlent omniprésentes. “Once upon a time”, qui ouvre l’album, nous évoque tant par son ambiance que son titre l’indépassable Il était une fois dans l’Ouest et le mythique Sergio Leone. Sur ce disque, le duo a fait appel à un compositeur orchestral symphonique pour certains titres, ce qui renforce le côté cinématographique qu’on leur connaît. Le combo enfonce ainsi le clou avec “The wild bunch massacre”, que l’on imagine forcément comme un hommage au splendide The wild bunch (La horde sauvage) de Sam Peckinpah. À bien des égards, le disque se révèle comme la bande-son d’un western imaginaire mais il serait réducteur de ne le concevoir qu’ainsi. Musicalement, il apparaît d’une grande richesse : rock, blues, country, il y en a pour tous les goûts pour qui aime le rock US. Les garçons sont tout autant capables d’embardées country que de morceaux à grosses guitares dignes des White Stripes. Lorsqu’ils s’essaient au blues, cela nous donne l’excellent “Railroad workers” qui rend hommage aux travailleurs des chemins de fer américains et possède la classe du Led Zep campagnard et bucolique de Led Zeppelin III. Le groupe semble avoir pris bien du plaisir à enregistrer cet album. Celui-ci se révèle contagieux pour l’auditeur. On attend le deuxième volume avec impatience.

À écouter en priorité : “The wild bunch massacre”, “Pandemonium City”, “Railroad workers”.

PIERRE-ARNAUD JONARD

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