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Autoproduit

BATYvette Horner est décédée, le printemps dernier. Son instrument, l’accordéon, n’a pourtant pas été enterré. Souvent relégué au rang de symbole d’une France-passée, d’une France-musette, d’une France-des-troquets, il est l’outil premier de Baptiste Giuliano. Musicien, chanteur et parolier, salué par l’académie Charles Cros pour une précédente création, il propose ces neuf titres qui passent en une demi-heure, donnant à cet album une sorte d’urgence, portée par le rythme de l’instrument-maître. Comme la quille d’un navire, les morceaux tanguent et ont, parfois, des airs de chansons de marins. « Promis on ira voir la mer / quand papa recevra le salaire, » déclame-t-il sur “Se taire”. Dénonce-t-il ? Harangue-t-il ? Décisions politiciennes et éléments du quotidien se trouvent mêlés à ce qu’il dit et écrit ; ses paroles rappées ou chantées sont soutenues par les nappes électroniques composées par Valentin Mussou. Ce qui est en jeu : les vagues et leur swing.

À écouter en priorité : “Président”, et “Mauvais genre”.

VALENTIN CHOMIENNE

 

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