17 & 18 novembre à Metz

QUOI : Un festival odacieux de découverte où l’on vient faire le plein de nouveaux sons. La mini-version messines des Trans Musicales. En plein coeur de Metz, l’association Musiques Volantes – qui se dit « Propagateur de musiques aventureuses  » (cf musiques-volantes.org) – propose aux habitants de la ville des soirées hivernales singulières pour booster leur curiosité.

QUAND : Des concerts entre le 10 et 23 novembre ; le gros du festival le week-end du 17 et 18.

: Aux Trinitaires à Metz qui se composent d’une chapelle et d’un caveau, l’un et l’autre se rejoignant par une cour superbement habillée des projections du vidéaste A-li-ce & Swub.

MÉTÉO : Froid, pluvieux le samedi soir, mais on enlève vite la doudoune pour danser.

INTERNATIONAL : Des artistes venant du Japon, de Kinshasa, du Québec, de France, d’Angleterre et d’Afrique du Sud ont joué ce week-end.

DÉCOUVERTE : TG Gondard et ses chansons-électro intenses.

ENVOÛTANT : James Holden & The Animal Spirits tapent dans le grandiose. Lui aux machines et les Animal Spirits aux claviers, à la création vidéo en direct, aux saxophones, à la batterie, à la clarinette. On reconnaît le génialissime Étienne Jaumet au sax, l’homme plein de projets (Married Monk, Zombie Zombie…). Le tout pour un ensemble jazzy, psychédélique, transcendant.

CONFIRMATION : La Mverte, sa moustache, sa voix grave et son électro post-punk et krautrock.

CAPTIVANT : Rubin Steiner qui ne se voyait plus DJ après 30 ans a eu raison de persévérer et de nous offrir un des live les plus hypnotisants et interpelants. Accompagné d’une vidéo évoquant la musique et le son dans l’espace, son set est captivant.

MEILLEUR DANSEUR : le mec entièrement nu qui a déboulé sur scène aux côtés de Rubin Steiner. Par ici la vidéo.

À LA MODE : Genre en vogue, le psyché est sans doute le maître mot de ce festival.

DARK : La synth-pop en français dans le texte a été brillamment assuré par le duo québécois Essaie Pas.

LES PLUS DANSANTS :
– Spoek Mathambo, ses percussions et l’énergie communicative de la chanteuse. Un mix de hip-hop, de house et de folk sud-africaine : de quoi ne jamais s’arrêter de danser.
– Kokoko !, le super groupe originaire de Kinshasa et leurs instruments faits maison (à base de bouteilles pour les percussions, de boîtes de lait en poudre pour la basse) assurent une afro-électro en lingala et français. Tous en combi jaune à la Walter White. L’homme aux machines plutôt en mode Steve Zissou. Un chanteur à la voix surpuissante, une énergie sans fin et un charisme absolu.

OUI MAIS : On a aimé l’énergie du trio La Terre tremble !! et la frappe du batteur-chanteur au centre de la scène, on a cependant trouvé le chant un peu trop classique (et l’accent anglais pas top top).

LA CLASSE : Up-Tight, trio japonnais de rock psyché. Veste de cuir et lunettes noires. Une puissance de frappe à la batterie à dégommer les tympans. Des morceaux de 15 minutes. Un chanteur habité. Envoûtant.

CRISE D’ÉPILEPSIE avec France, ses stromboscopes et sa musique psyché entêtante.

LES PLUS
La programmation odacieuse et de friche. On fait le plein de découvertes.
Le lieu, les Trinitaires, sa chapelle et son caveau pour une expérience intimiste optimale.
La dimension internationnale.
Les pizza au feu de bois.

LES MOINS
La frustration de devoir s’arracher d’un concert pour aller en voir un autre.
Les quelques problèmes techniques qui ont un peu gêné les artistes.

>>> musiques-volantes.org

Texte : LAURA BOISSET
Photos : CAMILLE MEHARECHE & RÉMY CHANTELOUP

 


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