“À la folie”


 

Présentations

La Pietà, c’est la mère douloureuse. La femme, la fille, la sœur, la mère, la trainée, la sainte, la folle, la forte, la fragile, la fière, la coup-rageuse, la brisée, la réparée, la cure, la toxique, la douloureuse. Électro-nique, éclectique, électrique, tantôt slameuse, tantôt mélodique, souvent entrainante entraineuse entremetteuse, toujours directe, comme un poing dans la gueule, comme les points sur les i, comme les pointillés qui deviennent horizon.
La Pietà n’est pas là pour plaire, mais toujours pour déranger.

 

“À la folie”

“À la folie” est un titre extrait du premier chapitre de La Pietà, sorti en juin l’année dernière. J’avais promis au départ de faire un clip pour chaque chanson du projet qui se veut pluridisciplinaire. Il se trouve que l’année est passée vite, avec beaucoup de concerts et d’autres activités, et je n’ai donc pas pu faire les six clips prévus pour ce premier EP. Et j’ai décidé d’y remédier pendant l’été avant la sortie des chapitres 3 et 4 à l’automne.
Cette chanson est particulièrement importante pour moi. C’est la seule vraie chanson d’amour de La Pietà.

Chanson très personnelle et autobiographique sur un instant précis de ma vie, et que j’ai en même temps essayé de rendre universel, en comparant le chaos de nos vies au chaos du monde qui nous entourait.

Elle parle d’amour, mais aussi de folie. Elle parle de cette fine frontière entre un amour passionnel et un amour toxique, entre la névrose et la psychose, entre la beauté du sentiment amoureux, et l’enfer de la volonté de posséder. Elle parle de violence, d’hystérie, mais aussi de fragilité, et d’espoir. Elle parle de perversion, d’effet miroir, de narcissisme, de désolation. De l’amour que l’on n’arrive pas à exprimer autrement que dans la violence.

 

Clip

Je cherchais une idée pour représenter cet amour destructeur. J’adore la chanson “Doll parts” de Hole, et j’utilise souvent le mot « brisée », j’avais envie de représenter concrètement quelqu’un de brisé. Alors j’ai eu l’idée d’utiliser des mannequins. L’idée c’est que chacun des acteurs de cette relation détruit l’autre sans s’en apercevoir, qu’il y a un jeu amoureux, passionnel, mais malsain et toxique entre les deux protagonistes. C’est pour ça que je ne voulais pas représenter uniquement la femme ou uniquement l’homme en mannequin que l’on brise. Chacun des deux est cassé dans le chaos de cette relation.

La chanson parle aussi de Pygmalion, de l’amour d’un artiste pour son œuvre, ou de l’amour que l’on a pour quelqu’un que l’on veut façonner. Je trouvais donc intéressant aussi ce rapport aux mannequins qui rappelaient la statue dont tombe amoureux Pygmalion.

Au fur et à mesure du clip, ils sont pris dans cette relation, dans cet amour fou, dans leur folie à chacun, transcendée dans la folie de l’autre, je voulais mêler les images d’amour charnel et de coups, d’amour et de haine, de tendresse, et de colère. J’ai monté tout cela de manière très rapide et avec beaucoup d’éléments en post prod pour appuyer le désordre émotionnel dont cela parle.

J’ai écrit cette chanson il y a 3 ans dans un bar rue Oberkampf qui s’appelle À la Folie. J’ai donc décidé de tourner le clip dans ce lieu là. C’était important aussi le coté urbain et parisien dans cette chanson, je voulais également ce décor de capitale chaotique.

 

Projets

Je serai en concert avec mes musiciens le 7 juillet à Victoire 2, la Smac de Montpellier, puis le 8 aux Déferlantes d’Argelès aux cotés de Jain et Renaud. Ensuite une dernière date estivale le 20 juillet lors des rencontres des musiques actuelles franco canadiennes de Ganges (30). Puis nous nous  concentrons sur les compositions, le travail du nouveau set pour préparer la rentrée, et je finis mon roman pendant l’été. Les Chapitres 3 et 4 sortiront eux en novembre.

 

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