CLEMENT BAZIN en entrevue dans Longueur d'Ondes

Success story

Cette histoire a tout du rêve. Elle avait commencé de la plus belle des manières avec un premier EP paru en 2013, Night Things, désarmant par sa beauté mélodique et sa résonance mélancolique. On prenait alors la mesure de cet instrument à l’exotisme rafraichissant qu’est le steeldrum. « J’ai découvert cet objet enfant lors d’un concert avec ma mère. J’ai immédiatement craqué pour le son qui s’en dégageait. » Si la filiation sonore entre Clément Bazin et cette drôle de cuve métallique bombée en de moult endroits touche à l’essence, elle est aussi d’un ordre structurel et fonctionnel, le Parisien ayant épuré l’art de la composition au travers des steelbands.

Chargée d’un romantisme à fleur de peau, sa musique emprunte aussi bien à la nature qu’à l’urbain. « Je suis entré dans l’univers de la production avec du matos électronique par le biais du broken beat, un courant londonien apparu début 2000 mixant hip hop, électro et jazz. Le mélange sonore opéré dans ma musique s’est fait d’une manière douce et naturelle au final. »

L’artiste perfectionniste cherche encore la bonne formule en live : « Il me faut trouver une balance entre une meilleure production et la performance instrumentaliste, c’est un sacré défi mais j’ai espoir. » Assurant les premières parties de Woodkid et Fakear et convoqué récemment au prestigieux Montreux Jazz Festival, on pressent que le garçon peut éclabousser de son panache bien plus que les oreilles francophones. « La musique nous émancipe de notre condition humaine. Par la magie qui s’en dégage, elle peut connecter les individus entre eux. » Une trajectoire rectiligne vers les étoiles que Return to forever, son 3e maxi paru cette année, devrait encore prolonger, comme en atteste le titre “With You” qui a dépassé les 2 millions de play sur Spotify. Et la lumière fut…

>> Site de Clément Bazin

Return to forever / Nowadays records

 

Texte : JULIEN NAÏT-BOUDA
Photo : BENJAMIN PAVONE

 

 

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