« Indémodiable »
(Prologues)

Voilà un moment que nous étions sans nouvelles de notre Strasbourgeois préféré. Et voici que débarque ce nouvel opus qui annonce la couleur par son sourire sur la pochette : mi-narquois, mi-défiant… Tel est Vincent, toujours ailleurs, toujours à fond, l’âme à vif, le cœur au bord des lèvres mais rapidement planqué sous des railleries ; oscillant entre l’envie de se dévoiler et partir se cacher du monde… Il brouille les pistes. Idem dans ce superbe album. Un titre en anglais à la Jeff Buckley en ouverture, une ballade en allemand un peu plus loin, puis un instrumental rock sorti des enfers qui finit oriental. Pour les autres titres, il est question d’humeurs sales au jardin du diable, d’amour en sangles, de bêtes qui hurlent, de tout ce qui nous glisse entre les mains… Quelque part entre Kat Onoma et Noir Désir, cet écorché talentueux signe là un album mémorable qu’il conclut de la sorte : « Seuls les fées, les faits et l’effet comptent » ! vincenteckert.com

Serge Beyer


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