« Narco Corridos »
(Ballroom / Discograph)

Dès l’introduction instrumentale, le groupe veut frapper un grand coup et nous entraîne dans une cavalcade enflammée. On suit les yeux fermés. « Dinner » repose les choses un peu plus lourdement. « Cave in hell », avec sa mélodie délicatement progressive et ses violons, rappelle du bon dEUS, avec une élégance et une noirceur romantiques, prolongées en hoquetant dans « Weakness of the sheep ». On découvre le héros un peu plus, à mesure que se dévoilent ses aventures. Des contrastes délicats, des histoires de féerie accidentée, un piano désenchanté, du blues-rock, des espoirs de rédemption, et aussi du rock survolté. « Alcohol » et « You made the sea », magistrales, sombres, acoustiques et profondes. On ne sait pas trop dans quel(s) désert(s) s’est fourvoyé le personnage principal, cet album, poignant et inventif, faisant souvent penser à Tom Waits ou Queens of the Stone Age. myspace.com/narrowterence

Béatrice Corceiro