BANK MYNA

“The Other Faceless Me”

 

Présentation

 

« Je suis Maud Harribey, je suis chanteuse, violoniste et claviériste de Bank Myna. Le groupe existe depuis 2013 et, au fil des années, notre musique a beaucoup évolué. On est parti d’un univers dream pop et shoegaze assez vaporeux pour aller vers quelque chose de plus brut, organique et cinématographique. Aujourd’hui, on fait ce qu’on aime appeler du « post-rock noir » : une musique expérimentale et cathartique où se croisent des influences post-rock, drone et doom. On aime travailler sur la lenteur, l’intensité, les contrastes forts entre les textures, et créer une sorte de tension dramatique permanente, que ce soit sur disque ou en live. »

 

 

“The other faceless me”

 

« The Other Faceless Me est une pièce assez personnelle qui traite de la perte de soi et de la métamorphose. C’est un morceau en trois actes, comme un rituel sonore qui suit un cheminement intérieur. On y retrouve ce qui fait l’ADN de Bank Myna : des drones éthérés et des textures amples qui laissent place progressivement à une tension plus viscérale, presque incantatoire, avant de revenir à quelque chose de plus nu et fragile. C’est un morceau qui raconte un effondrement, mais aussi une réappropriation, une transformation. Pour moi, il est profondément lié à une expérience intime de rupture et de reconstruction. »

 

 

Clip

 

« Le clip a été réalisé par Clément Verrier avec qui nous avons travaillé main dans la main pour qu’il soit en totale résonance avec la musique. On voulait quelque chose de très sensoriel, presque pictural. L’idée était de créer une sorte de tableau vivant en clair-obscur, inspiré de l’esthétique caravagesque, où les corps deviennent des motifs mouvants dans une pénombre enveloppante. Le montage, assuré par Constantin du Closel, et l’étalonnage de Nahtanoj Errebel, ont permis d’accentuer cette atmosphère de rêve fiévreux et de rituel. On retrouve aussi cette idée de triptyque : le clip suit la même trajectoire que le morceau avec trois phases bien distinctes — la désorientation, la lutte et la transformation. C’était important que la danse soit au cœur du processus : un geste brut et instinctif pour raconter ce passage du chaos vers l’acceptation. Nous sommes trois figurantes à l’image, dont moi, et cette mise en scène chorale appuie encore davantage la dimension rituelle du morceau. »

 

 

Projets

 

« Nous sommes en pleine préparation de la sortie de notre deuxième album, EIMURIA, qui paraîtra le 25 avril chez Medication Time Records, Stellar Frequencies et Araki Records, et sera distribué par Modulor. Cet album est plus direct et plus sombre que notre précédent, VOLAVERUNT. Il oscille entre post-rock teinté de noirceur, doom et slowcore, avec une narration plus marquée et un travail sur la tension qui nous ressemble beaucoup. Nous l’avons enregistré live au Studio Vetter avec Mathieu Gaud, notre collaborateur de longue date, et le mastering a été confié à Harris Newman à Montréal. Côté visuel, nous avons aussi collaboré avec Ramona Zordini pour l’artwork, et le studio Vaderetro pour le graphisme. Après la sortie, nous prévoyons plusieurs dates, dont une release party à Paris, le 22 mai prochain, et on travaille actuellement à transposer sur scène cet univers rituel et immersif. Nous avons hâte ! »

 

 

>> Site de Bank Myna