Soirée Terminal 1

La French Touch toujours sur son nuage

 

La température extérieure est de 25 degrés… Conditions idéales pour cette soirée de prestige organisée sur le toit du terminal 1 de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle devant 2000 privilégiés ayant obtenu leur invitation pour ce concert en plein air marquant les 50 ans de l’aéroport. Il faut dire que le tour operator de la soirée promettait un beau voyage. 25 ans après le décollage de la French Touch qui a mis la musique française au cœur du game de la musique à l’international, Air, Phoenix, Etienne de Crécy, Alan Braxe et Benjamin Diamond étaient de la party. Ambiance chic et cool mais aussi une réelle flambée euphorique pour rappeler avec panache à quel point cette épopée à la croisée du dancefloor, de la pop et des planantes synthétiques reste d’une actualité aussi brûlante qu’un tarmac par une journée d’été.

 

Après le Dj set tout vinyls d’Izzy Lindqwister, c’est Air qui, dans un décor taillé pour le groupe, a plongé le public dans une transe cotonneuse, portée par les arabesques de Nicolas Godin sur sa basse Fender et les claviers analogiques de Jean-Benoît Dunckel. Sur scène le groupe est en trio avec batteur, tenue blanche exigée, et un set qui rappelle à quel point ces morceaux cosmo-rêveurs sont un bon moyen de voyager avec une empreinte carbone limitée. Pas d’effusion sur scène, ça n’est pas le genre de la maison, mais un set imparable à la tombée du jour :  de “La femme d’argent” à “Mer du Japo3, en passant par “Kelly Watch The stars”,  “Sexy Boy” et un joli “Playground Love”, pour lequel Gordon Tracks alias Thomas Mars, le chanteur de Phoenix, a fait une première apparition au micro.

 

Dans la foule beaucoup d’étrangers, de jeunes espagnols notamment, ont commencé à s’agiter. Ils n’avaient pas hésité à tenter leur chance au moment de la mise en ligne des tickets gratuit pour la soirée, preuve que cette scène protéiforme à vraiment marqué durablement les esprits bien au-delà des frontières. Daft Punk n’était pas là mais Etienne de Crécy oui ! Et son Dj set était énorme. un Egomix comme il le dira en interview avec le sourire, avec uniquement des titres à lui, une pulse disco, soul, passée dans les filtres, et des rythmiques d’une efficacité démoniaque. Sa silhouette n’a pas bougé, petite moustache seventies et petite chemise cool, Etienne de Crécy a ce petit truc en plus, un sens de la mélodie et une efficacité rythmique qui fait plus que jamais de l’ex Motorbass et bien sûr One Man Band de Superdiscount l’un des piliers majeurs de la French Touch.

 

Le clou de la soirée c’était bien sûr Phoenix ! Show royal dans l’arène que constituait ce toit du terminal 1. Le groupe versaillais est devenu en 25 ans carrière un groupe de scène flamboyant. Etonnant lorsque l’on sait à quel point au tout début de l’aventure, le live était le maillon faible. Mais de la timidité charmante on est passés, à force de tournées au US notamment, à une super production qui n’a pas perdu de son âme. Et, c’est le plaisir pris par le groupe à enquiller ses plus grands tubes (des débuts avec “Funky Squaredance” et “If I Ever Feel Better” jusqu’à “Alpha Zulu”), qui a enflammé définitivement la soirée. Les projections se reflétant sur le ciel n’auront fait que souligner le côté spatial et précieux de ce concert avec un Thomas Mars radieux, porté par la foule pour le final.

 

Et c’est donc avec le smile que s’est conclu ce trip aeroporté avec le Dj Set des 2 des 3 complices de Stardust, le placide Alan Braxe et le bouillant Benjamin Diamond pour un indispensable “Music Sounds Better With You”.

 

Texte : Christophe CRÉNEL – Photos : David POULAIN

 

 

 

 

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