RAY BARTOK

Dirtyworks
(Rice Bowl Club)
RayBartokAprès avoir façonné une musique hybride sur leur premier album « Afterworks », Phil Ray B (batterie) et Tino Ray (voix, sampler) remettent le couvert pour délivrer une suite à leurs aventures si singulières. Souvent instrumentale, expérimentale et inclassable, voire un peu absconse pour les non-initiés, la recette du duo parisien a du bon et du moins bon en 2014. Tout droit sorti d’un film noir qui mêlerait ambiance rétro-futuriste, western policier et road-trip nocturne, ce deuxième album, essentiellement construit sur des effets de répétition, évoque quelques vieux loups en convoquant les fantômes d’Arno à « Moscou » et de Tom Waits sur le sautillant « Sharks ». Jazz et cuivres extatiques sur « Work out in the zone » et « Press to kill again », électro-rock froide et un peu fade sur « Gioco giallo », transe orientale sur « Otto arp », piano lourd rappelant Morphine sur « Unlucky » et « James 77 », ce disque explose les codes et respire la liberté à plein nez, avec plus ou moins de réussite à la clé. raybartok.com

Emeline Marceau

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