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Phil Devaïl

Phil Devail“La note est salée”
(Tonton La Prod)
Nous aimons d’emblée le blues de “Mon âme me laisse”, le chant scandé, les phrases qui roulent, s’enroulent et tournent en boucle. Il y a du banjo, les rythmes ensorcelants du kayamb (percussion en roseau), une basse afrobeat, des chœurs spirituels… “Où est la machine” est une fable poétique, au thème bien plus grave qu’il n’y paraît. Le refrain doublé, chanté ad libitum, prend peu à peu son sens : “Où est la machine à peser les balances ? Je l’ai donnée aux fées…” Le livret du CD onze titres propose les paroles, il faut s’y attarder. L’artiste à la coiffe d’Indien, pas né de la dernière pluie, vient d’Angers et d’ailleurs, influencé par le blues du Mississipi, les chœurs gospel, la transe des danses africaines, le punk rock d’Angleterre, le hip hop, les chansons à textes et bien d’autres choses encore. Oui, “La note est salée” dans ce monde qui défaille, Phil Devaïl fait ce constat avec des mots forts et lucides.
myspace.com/phildevaud

Elsa Songis

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