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Ostap Bender

Ostap Bender“12”
(Cousu Mouche)
Ce quintette genevois s’est autoproclamé faiseur de “chansons populaires mélodramatiques”. Au départ, on se demande sur quelle piste il nous emmène… Voix grave, entre Ferrat, Thiéfaine et Zédrus, musique mi-festive, mi-dépressive… Et puis très vite, on accroche. On découvre les instruments : violon, scie musicale, métallophone, banjo, guitare baryton, accordéon, ukulélé, washboard, dé à coudre… Et l’on tombe dans le piège des textes : “Les détraqués sont romantiques… Imbibés jusqu’à l’os on mendiera le paradis.” Ils choisissent des sujets inusités qui interpellent : la médisance, les incompréhensions familiales, les deuils impossibles, la prostitution… et c’est vraiment bien écrit, sans pathos ni humour lourd, avec une délicatesse et une justesse impeccables. Un grand disque, une bonne nouvelle suisse. Ah, au fait, l’album s’appelle “12”, comme “12 chaises”, hommage à Ilf et Petrov (soviétiques) et à leur personnage favori, l’incontournable… Ostap Bender !

Serge Beyer

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