Portés par le vent

Autoproduction

Alcaz, son album Portés par le vent sur Longueur d'OndesC’est une histoire de musique, de chanson et d’amour qui dure depuis 6 albums. Sa voix à lui (Jean-Yves), éraillée, évoque Higelin et contraste avec celle, douce, de sa compagne (Vyviane), qui se rapprocherait de celle de Marie Laforêt. Musicalement on est parfois pas loin de l’univers faussement nonchalant de Salvador (“L’ile d’en face” ou “Les yeux dans tes yeux”) parfois en plein dans le rock de Téléphone (“Comme on sème” ou “Spleen”), voire celui de Gainsbourg époque “Bonnie & Clyde” (“J’ai arrêté”). Dans ces 13 titres il est question du vent de liberté, de l’ici et maintenant, de l’importance de l’amour, mais pas que… « Une fois qu’on a touché à l’âme et à ses couloirs… plus peur du noir » « Elle m’effeuille jusqu’à la faille, entre coups de cœur et coups de canons, je crie son nom… freedom ». Seule fausse note de cet opus, l’utilisation du vocodeur sur leur (auto)reprise de “La vie va” qui n’avait pas vraiment besoin de cet artifice…

 

>> Site d’Alcaz

À écouter en priorité : “Comme on sème”, “J’ai arrêté”.

SERGE BEYER

Publié le