Plaisirs et dissidence

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ANTOINE ZEBRA, Plaisirs et dissidence sur Longueur d'Ondes« Sex, beer and rock and roll » pourrait être le pitch du nouvel album de l’ex-Gamin en Folie qui délirait dans les 90’s avec Billy Ze Kick. Ou de l’ex-bootlegueur des années 2000, DJ Zebra. Ou encore du chanteur nommé Zebra (albums de 2012 à 2016). Car c’est bien le même énergumène qui revient aujourd’hui avec son vrai prénom, Antoine ! Et de sexe, il en parle tout au long de ces 11 plages, parlées, chantées ou jouées. C’est même le thème central de ce concept-album-livre (une nouvelle de 20 pages) qui fait sans cesse référence à des légendes du rock (Prince, Bashung, Bowie, Elvis, Nirvana, Gainsbourg, The Smiths…). « Exquise ex-kiss, le lapsus m’habite… mon sexe était aussi tendu qu’une corde de basse… ma bouche glissait sur son cou, son ventre, longeait le littoral avant de plonger dans son delta royal… » pas besoin de vous faire un dessin. Musicalement ça rocke à fond, Fender (!) en avant. Le chant ? C’est pas l’atout majeur de l’oiseau, mais on lui pardonne tant on le sent sincère et plein de bonne volonté. Et puis, il est en chemin. Car comme il l’écrit lui-même : « Qui je suis ? Quelle importance ? Ce qui compte c’est ce que je deviens. » Il a bien raison !

PS : ne cherchez pas ce CD-bouquin, ayant vu le jour grâce à Ulule, dans le commerce, il n’est en vente que sur  www.zebramix.fr 

À écouter en priorité : “Please me, babe (encore, encore)”, “Comme un mec”, “En apothéose”.

SERGE BEYER

 

 

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