Dizzy Brains @ Festival Relâche - ©Lou Winckler - Longueur d'Ondes

Jeudi 18 août 2016

Festival Relâche à Bordeaux (33)

Quand on a su que les Dizzy Brains seraient à Bordeaux, on a évidemment sauté sur l’occasion et rassemblé une équipe journaliste / photographe pour rendre au mieux l’expérience d’un concert donné par les quatre jeunes Malgaches.

Depuis mai 2015, on les suit à la trace : d’une découverte au Libertalia Music Festival à Madagascar à une première rencontre aux Transmusicales de Rennes fin décembre 2015, à une seconde entrevue pour une double page dans le magazine Longueur d’Ondes été 2016 (N° 78)

Thèse : Sexe

D’emblée, c’est rock, explosif et, surtout, sensuel. Dès que vient le morceau « Baby Jane », les tee-shirt s’enlèvent : finit l’échauffement, c’est maintenant que tout commence. Eddy, le chanteur, s’adonne a des mouvements lascifs et à des coups de reins suggestifs ; le micro et son pied deviennent Baby Jane et reçoivent les coups de langue et de pelvis langoureux d’un chanteur en transe. Il est possédé, ce qu’il chante, il le vit. Charismatique, il déploie une énergie folle et ses déhanchés font irrémédiablement penser à Iggy Pop.

Antithèse : Politique

Puis Eddy invite le public à lever les majeurs en l’air et à les adresser au gouvernement, à la politique et surtout, aux politiciens, ces êtres véreux et corrompus. Il chante en anglais et en malgache pour être compris de tous et viser son pays. Si les Dizzy Brains sont tant aimés des médias, c’est qu’ils ont un propos intéressant, qu’ils sont engagés et chantent pour faire passer un message, pour raconter la vie à Madagascar.

Synthèse : Sexe et Politique

Eddy explique que le titre qui vient est censuré à Madagascar car trop sexuel. En guise de revanche, le chanteur est sur scène plus suggestif que jamais. Fougueux et sauvage, les yeux révulsés, il ne fait qu’un avec sa musique punk et contestataire ; jamais sa voix ne faiblit. Avec la basse de son petit frère Mahefa qui donne le rythme, les riffs du guitariste Poun et la frappe puissante du batteur Mirana, les Dizzy Brains embrassent la liberté qui s’offre à eux pour chanter ce qui leur est, chez eux, interdit.

Bref, Dizzy Brains sur scène, c’est fort, ça émoustille et ça suscite moult émotions !

Site des Dizzy Brains

La programmation du festival Relâche (jusque début septembre)

Texte : LAURA BOISSET
Photos : LOU WINCKLER

Publié le