THE PIROUETTES en entrevue sur Longueur d'Ondes - Michela Cuccagna©

Haut les cœurs !

Rencontre avec The Pirouettes, duo amoureux

La pirouette, ou l’art de virevolter, renvoie généralement à un changement de position, physique ou mental. Une sensation qui traverse depuis l’adolescence Leo et Vickie, deux âmes s’étant juré fidélité au travers d’un serment musical nuptial : « Je suis tombé amoureux d’elle au lycée mais ce n’était pas réciproque. Pour gagner son cœur, je lui ai composé une chanson en espérant qu’elle l’interprète et, à force de persévérance, elle a craqué. Je me souviens de cette après-midi rythmée par la musique et le sexe, ça ne s’est jamais arrêté depuis. »

Né d’une passion ardente, le duo suit depuis son chemin, apprenant les rudiments de l’industrie musicale : « On a vécu l’expérience avec une major mais ce fut un échec en raison de divergences esthétiques. Il est curieux d’être appelé par ce genre de structure qui dit aimer ton son quand, au final, elle veut en changer l’identité ! On n’a pu s’y résoudre. »

Pas prêts à la corruption, les deux amants suivent leur propre sillon, s’apprêtant à vivre ce rite de passage un peu casse-gueule mais forcément nécessaire qu’est le premier disque. « Une veille croyance indique que l’échec du premier album peut tuer une carrière mais ce format offre des possibilités artistiques élargies et t’apporte plus de crédibilité en festival. C’est une étape charnière. »

Prévu en cette fin d’année, l’objet devrait à nouveau s’enlacer d’un phrasé langoureux rendant à la langue de Molière toute sa sensualité, berçant la tête d’une pop électro fluo qui met le cœur en fête. « On a commencé par l’anglais, c’est en reprenant un titre de Michel Berger et France Gall que notre langue maternelle s’est imposée. Le français est riche en mots et offre des possibilités rythmiques élargies, notre musique s’en trouve du reste plus sincère. » Réveil du coq prévu sous-peu.

 

A lire dans le magazine Longueur d’Ondes N° 77
Le site de The Pirouettes

En ce temps-là / Kidderminster

Texte : Julien Naït-Bouda
Photos : Michela Cuccagna

 

 

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