From dust
(Unknow Pleasures)

MelanoboyFroid, métallique voire rugueux, cet album est aussi incisif qu’un scalpel. Derrière cette coldwave post-apocalyptique qui fait écho à de vastes étendues électro ravagées, se cache Michaël Fristot, un Parisien de 26 ans, petit génie des machines. S’il puise avec maturité dans les influences de Depeche Mode et Joy Division, on ressent tout au long de “From dust” une multitude de références qui pointent vers une mélancolie glacée, rappelant l’univers de Trentemoller. La musicalité est quant à elle écorchée, dépressive, et laisse entrevoir les questionnements de l’auteur sur le doute, le manque, mais aussi l’espoir en filigrane. Les arrangements de Nicolas Tessier sont à couper le souffle et les différentes collaborations vocales donnent de la rondeur à l’ensemble. “Bleed”, à la moitié du disque, marque comme un tournant vers une matière plus industrielle, d’une rare intensité. Voilà une poussière d’étoile noire et scintillante qui raisonne dans les entrailles. Un joyaux ténébreux ! hivmusic1.bandcamp.com

Kamikal


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