Vox populi pollux
(Casbah Records)
CowbonesLa pochette est poétique, la musique, elle, est industrielle. Pris au piège dès les premières mesures dans des boucles sonores répétées à l’infini et des injonctions despotiques et robotiques, on ne sait plus très bien, à l’écoute de « Vox populi pollux », si l’on a été catapulté dans un cauchemar Orwellien ou dans le convoyeur mécanique d’une chaîne de montage. Oscillant entre rockabilly et musique électronique minimale, le garage punk des six Cowbones hypnotise, aliène, lobotomise. Dans leur petite manufacture de l’horreur, les instruments grincent, entrent en transe, les voix obsèdent, la batterie martèle notre boîte crânienne comme un marteau-piqueur. Le cerveau tuméfié discerne bien quelques échos des Mummies, des Cramps, de Suicide et de Bob Log III, mais l’on est plus sûr de rien, on ne peut plus réfléchir, devenu à notre tour machine. cowbones.net

Aude Grandveau

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