SÉLECTION DE MAXIS (ÉTÉ 2012)



Ils n’ont que quelques titres et ne durent que quelques minutes, mais on vous conseille d’y prêter attention : de futurs grands noms se cachent peut-être parmi ces petits disques…

ARCH WOODMANN
« Life forms found on a life boat »

(Auto)
L’on n’est plus surpris par celui qui fait à présent parti du haut du panier en termes d’orchestration folk en France. Eclaté entre Bordeaux et Paris, Antoine Pasqualini laisse l’électricité derrière lui et fait rentrer la trompette (Mathieu Hauquier) dans son jeu musical qui gagne en spontanéité et en expérimentations. Les fans ne s’y sont pas trompés et ont soutenu ce projet participatif sur Internet pour sa levée de fonds.
Julien Deverre

BLANCHE AS A NAME
« Ravens »

(Auto)
Ce duo français penche du côté obscur de Blanche Neige. Ici, les portes grincent et les morceaux sont subtilement menaçants. D’un folk-rock assez aride, il tire le meilleur et dresse l’atmosphère idoine pour des histoires en clair-obscur. La reprise du « Johnny fais-moi mal » de Vian est remarquable, à l’image de ce « Ravens ».
Mickaël Choisi

BLIND DIGITAL CITIZEN
« Le podium #5″

(Third Side Records)
Quatre morceaux pour un voyage dans le temps, à l’aube des 80′s et des synthés. Un EP qui se conjugue au futur antérieur, tel le rêve froid d’une échappée du présent où les murs de machines, les fusées et les blouses blanches portent des promesses inaltérées… Ils nous propulsent dans une électro cotonneuse et spatiale, où l’on pourrait croiser leur contemporain de M83.
Jessiace Boucher-Rétif

BOTIBOL
« The wild cuises »

(HipHipHip)
On n’en attendait pas tant (surtout si tôt) après un premier EP archi salué en 2011. Comme quoi Vincent Bestaven et son groupe sont loin d’avoir tout dit et continuent de dessiner un univers onirique aux couleurs surréalistes. Les cuivres s’invitent et font jeu égal auprès des guitares et de la voix toujours aussi perchée. Le résultat n’en est que plus intense, à la fois dérangeant et lumineux.
Julien Deverre

BYE HORUS
« Archipels »

(Humanist Records)
Sacrée promo : ce groupe a vu l’un de ses morceaux (« Strange balloons mount towards infinity ») synchronisé dans un épisode de la série « Californication ». « Archipels » propose quatre morceaux instrumentaux, soit 33 minutes de toute beauté. Entre douceur et violence contenue, Bye Horus amoncelle harmonieusement les nappes de guitares pour un résultat admirable.
Camille Larbey

CATFISH
(Auto)
Les cinq premiers titres d’un duo étonnant, deux forces alliées au service d’un blues-noisy-country, marquant par sa percussion et son esprit originel hérité d’un autre temps. Le timbre tour à tour rude et troublant dans la voix d’Amandine, les riffs de guitares qui impriment des traces rouges sur le bout des doigts, et cette rythmique inaltérable qui secoue les corps.
Béatrice Corceiro

DATA PLANETS SYSTEM
« The metaphysics »

(Auto)
Originaire de Bordeaux et Angoulême, ce trio a bien capté l’esprit pop-rock (et parfois un chouïa punk) flottant dans l’air du temps. C’est maîtrisé, efficace, les mélodies sont chiadées et accrocheuses car leur morceaux deviennent familiers dès la première écoute. Du bon boulot et fort à parier qu’ils en ont encore sous la semelle.
Camille Larbey

GARCIAPHONE
« Divisadora »

(Kütu Folk)
Ambiance à la cool sur mélodies bien rythmées. L’artiste clermontois connaît le vocabulaire folk et power-pop. Derrière des airs bucoliques insouciants, l’humeur changeante et les textes harmonieux, les morceaux conjuguent élégance et caractère pour à la fois enchanter, créer un univers dans lequel on se plaît à s’évader, mais aussi qui pousse irrésistiblement à bouger.
Béatrice Corceiro

HOLD YOUR HORSES !
« Apologize »

(Auto)
Ces acharnés du live (ils ont joué un peu partout, y compris aux États-Unis) livrent quatre titres d’une pop euphorisante, pleine de bonne humeur et d’énergie. Avec beaucoup de beaux arrangements, le cocktail est détonnant, et HYH semble promis à un bel avenir.
Mickaël Choisi

HYPHEN HYPHEN
« Wild union »

(Auto)
Difficile d’être passé à côté du quatuor niçois ces derniers temps. Pourtant, avant même leur premier album (ce n’est que leur deuxième EP) leur nom est sur toutes les lèvres. Cela tient sans doute à la folie vocale complètement bluffante de la chanteuse, un peu aussi au visuel très travaillé sur disque autant que sur scène, mais plus que tout, ce sont les morceaux qui parlent : épiques et dansants à souhait.
Julien Deverre

I AM STRAMGRAM
« Let’s not run the race »

(Auto)
Dans sa version solo du groupe My Ant, Vincent développe des créations musicales marquées par sa voix, sa guitare, ses histoires. Surtout, l’envie de jouer en toute innocence des compositions recherchées, mais qui gardent une fraîcheur ludique, voire lunaire. Comme ces contes de fées fermés sur un fondu au noir, sourire et mélancolie se disputent le mot de la fin.
Béatrice Corceiro

I ME MINE
« Mono »

(Auto)
Ce multi-instrumentiste est en quête de la chanson pop parfaite et serait bien capable d’y arriver ! En quatre morceaux, il dévoile l’étendue de ses talents de songwriter. Ode aux sixties, références appuyées aux Beatles (« I Me Mine » est le titre d’une de leurs chansons), l’EP « Mono » nous rappelle cet âge d’or de la pop que l’on n’a pas connu.
Camille Larbey

JELILA
« Free style »

(Auto)
C’est le premier EP de cette artiste singulière, auteur, compositeur et interprète, qui sait mixer les genres. Jelila utilise des claviers, des percussions, l’ordinateur, fait de sa voix un véritable instrument, à la façon de Camille. Ici l’on pense à PJ Harvey, là à Susheela Raman, il y a aussi la reprise très personnelle et réussie de « La mauvaise réputation » de Brassens…
Elsa Songis

JIMMY TARGET & THE TRIGGERS
« The reverb outlaws »

(Auto)
Il y a un désir de spectacle et d’aventure dans cet EP conçu graphiquement comme une affiche de film, avec les membres du groupe posant crânement comme des hors-la-loi. Armés de leurs véritables instruments et animés par le goût du danger et d’un rock’n’roll vicieux, ils entonnent un punk-surf-garage agité et nerveux, résolument festif.
Béatrice Corceiro

KAT ÇA-I
« Folk you »

(Pagans)
La tradition gasconne remise au goût du jour par ce power duo : Matèu au chant / violon / flûte / percussions, et Roman, armé de sa sonsaina, une vielle à roue. Ils puisent dans leurs racines régionales pour proposer une musique originale et festive. Coté parole, à moins d’être bilingue franco-gascon, on comprend rien, mais ça à l’air chouette !
Camille Larbey

KKC ORCHESTRA
« Dig your own swing »

(Ulysse Prod)
Leur premier 4 titres a d’abord été pensé pour l’Angleterre, où le groupe jouit d’une solide réputation dans l’électro-swing. Il présente donc la partie la plus électronique du travail de ce quatuor du Sud-Ouest et gomme le côté rap, très inspiré par Java… Ce choix est plutôt judicieux, car KKC n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il va voir du côté du big beat et mixe sa guitare manouche et ses machines à des refrains scandés.
Bastien Brun

LOSTEGO
« The Colossi »

(Auto)
De la pop-folk influencée par… le jeu vidéo entre autres, voilà l’ADN de cet EP signé par un jeune artiste niçois. Ici, il n’est pas question de musique 8-bits donc, mais plutôt de l’élégance et l’émotion que l’on retrouvait chez Elliott Smith notamment. Avec toutefois une patte personnelle, Lostego joue avec talent sur la corde sensible, et ça marche.
Mickaël Choisi

MASTERVOICE
« Instrument – Transition »

(Smalltones)
Le jeune duo périgourdin n’en démord pas : ce sera du rock plein d’allant ou ce ne sera pas ! Ces six titres confirment ses meilleurs coups : grande énergie, passion pour le punk et la noise, et la transmission de ce plaisir enthousiasmant dans des compos rock chantées fougueusement à deux voix. Les activités conjointes de la basse et de la batterie engendrant les bonnes turbulences.
Béatrice Corceiro

MOUSE DTC
« Ouin ouin »

(Auto)
Une mistinguette, un batteur talentueux (déjà aperçu aux cotés de Miossec, Nataf, Darc) et pour la scène, un guitariste qui a tout compris à l’art du riff. Les paroles sont délicieusement idiotes, les mélodies accrocheuses et le groove est là. Bilan des trois titres : de l’électro-pop d’excellente manufacture.
Camille Larbey

OVER THE SNARE
(Ashrama)
Le trip-hop des années 90 continue d’inspirer les nouvelles générations. Ce groupe lyonnais a ingurgité le plus sombre de Björk, Massive Attack et des productions de Ninja Tune pour le réactualiser. Ambiances brumeuses et mates sur cet EP à la production solide. À noter le très bel artwork, signé Vincent Perriot, auteur de « Taïga rouge » et « Belleville story ».
Camille Larbey

POLYANNA
« Spring »

(French Toast / Modulor)
Éloge de la simplicité et de l’anti-esbrouffe, cet EP n’a de printanier que le nom. Les morceaux évoquent plus une déambulation dans un jardin anglais par temps de pluie, mais cela n’empêche pas le groupe de faire preuve de raffinement dans les arrangements, les mélodies ou le chant séduisant. Polyanna réaffirme ainsi sa sensibilité folk tout en subtilités.
Mickaël Choisi

THE POPOPOPOPS
« A quick remedy »

(Auto)
Quatre syllabes pour un patronyme ingénu qui résume à lui seul l’ambiance. N’y cherchez pas une quelconque source d’expérimentations ou de prise de tête, les cinq morceaux ici présents ne sont prévus que pour accompagner l’une de vos nombreuses soirées new-wave estivales. Électrisant, parfois aérien et souvent romantique, le quatuor s’engouffre dans la trace de Metronomy et le fait bien.
Julien Deverre

QUITO
(Auto)
Le chanteur du groupe Señor Holmes propose un maxi de rock français, jouant adroitement des mots comme des envolées de guitares et de cuivres. Les paroles, écrites avec soin, évoquent librement des réflexions de tout ordre pour refléter les maux du siècle : elles dénoncent, invitent à la tolérance, évoquent l’addiction et la recherche de soi.
Mélodie Oxalia

SWITCH FAILURE
« Someone cries »

(Auto)
Ces deux quadras bordelais retrouvent leur adolescence en composant une musique new wave dans le pur jus des années 80 : New Order, Depeche Mode, Bauhaus, etc. Les nappes de synthé, la boîte à rythmes, une voix sortant des ténèbres, tout y est ! Pourtant, cela ne sens pas la naphtaline, bien au contraire…
Camille Larbey



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