Hier Dimanche 10 Janvier, Mano Solo, chanteur à la fragilité opiniâtre, est mort des suites « d’anévrismes répétés ». Il s’était battu longtemps, créant toujours, montant sur scène avec un sourire entre plaisir et ironie tranchante ; on le croyait sans mort, lui qui la portait sur l’épaule, comme un perroquet, domestiquée, savante et bariolée. Avec dix opus depuis 1993, dont deux albums live, il a marqué toute une génération. Sa poésie cruelle et froide, son désenchantement, sa souffrance et l’espérance toujours vive qui luisait mine de rien, ont tant résonné dans nos têtes qu’il ne peut vraiment disparaître. Tant qu’il y aura des oreilles…
Photo: Robert Gil

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