Bandeau Longueur d'Ondes n° 101

LOU-ADRIANE CASSIDY

Avec son premier album C’est la fin du monde à tous les jours paru en 2019 la Québécoise avait obtenu le trophée d’artiste pop de l’année au Gamiq (gala des musiques indépendantes au Québec). La voici de retour aujourd’hui avec Lou-Adriane Cassidy vous dit : Bonsoir.

 

Lou-Adriane Cassidy, notre entrevue sur Longueur d'Ondes

 

Avec son nouvel opus Lou-Adriane Cassidy se confronte à un sujet central de la vie mais finalement assez peu exprimé du point de vue des musiciennes femmes : la sexualité et le désir. Et la Québécoise y va de manière assez frontale comme en atteste le morceau “Entre mes jambes” : « Je voulais être assez crue. Je voulais parler de mon rapport à la sexualité. Presque tous les morceaux de l’album parlent de sexe. Je ne me sentais pas forcément courageuse en l’écrivant mais maintenant de devoir en parler me fait dire que peut-être je l’étais. Je crois en l’égalité homme/femme mais j’écris de mon point de vue sans vouloir généraliser. Il y a plein de morceaux sur la séduction dans l’histoire de la musique mais il y a rarement des titres sur le manque de confiance qu’il peut y avoir dans la sexualité. »

L’artiste reconnait avoir eu envie d’explorer de nouveaux horizons avec ce disque qu’elle a pensé en opposition au premier : « Mon album précédent ne représente pas vraiment qui je suis. C’est un disque qui m’a cependant appris à apprivoiser l’écriture. »

Le succès du premier opus a ouvert de nombreuses portes à la musicienne : « Je suis heureuse des prix que j’ai obtenus mais ce ne sont au final que des prix de l’industrie, des producteurs. Il y a des artistes très talentueux qui n’en obtiendront jamais. J’ai commencé la musique presque par hasard. Je voulais participer à une résidence d’écriture et pour cela il fallait écrire un morceau. Je me considère comme une privilégiée. »

Lou-Adriane a sans doute aussi bénéficié au cours des dernières années de l’effervescence musicale qui règne dans la ville de Québec : « Il se passe plein de choses culturellement ici. Il y a beaucoup d’artistes hyper intéressants dans cette ville comme Hubert Lenoir avec lequel j’ai travaillé, étant dans son groupe. Il m’a beaucoup appris, notamment à être plus rock. Québec est plus petite que Montréal ce qui permet de ne pas rester dans sa bulle. Les gens établis se mélangent à d’autres milieux, notamment à la sphère underground ce qui ne peut-être que positif au niveau de la création. »

Sur cet album comme sur le premier, Lou-Adriane chante en français ce qui lui apparait comme une évidence « Ce n’est déjà pas évident d’écrire en soi. Je ne m’imagine donc pas du tout écrire dans une autre langue que la mienne. » Une langue qui se marie idéalement à cette musique à mi- chemin du rock et de la chanson.

L’Europe francophone lui tend aujourd’hui les bras car après une tournée avortée en Belgique et France pour cause de Covid en mars 2020, le Printemps prochain la verra enfin débarquer chez nous : « Nous avons attendu quelques jours à Bruxelles l’an dernier espérant que cela redémarre puis cela a été le confinement et le retour à la maison. » Une excellente occasion que cette tournée qui se profile pour découvrir la musicienne sur scène.

PIERRE-ARNAUD JONARD

Site de Lou-Adriane Cassidy 

Lou-Adriane Cassidy vous dit bonsoir – Bravo Musique

ARTICLES SIMILAIRES