3 South & Banana

Some Other Planet Records

Il y a une vision, un rêve hallucinatoire derrière le son si changeant de ce disque. C’est, dessiné comme en mirage, le charme vintage d’une plage californienne sous un soleil torride, c’est la spirale psychédélique d’une de ces grosses sucettes colorées. Auteur, compositeur, multi-instrumentiste, Aurélien Bernard s’improvise au passage confiseur et délivre un premier bonbon pop, sucré comme du General Elektriks, cotonneux comme du Air, parfois acide dans les progressions et les accords, mais jamais écœurant. De basslines érotiques en guitares atmosphériques, accompagnées au chant par les interventions extra-terrestres d’un thérémine, il y relate les libérations de son esprit, un envol ou une féline romance avec, dans la voix, cette espèce de naïveté nonchalante à la Syd Barrett. Espiègle, le Berlinois d’adoption joue avec son propre accent français (lorsqu’il chante en anglais) et taquine parfois le kitsch. Il le dit d’ailleurs dans le cinquième titre du disque : « This is just a game ».

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BENJAMIN PASCAL

À écouter en priorité : “BlaBlaBla”, “55 Millions Light Years Away”, “KittyKatKatHappyBadSad”.


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