“Hardworking club” 

 

Formé en 2017 suite à une annonce que Juan fraîchement débarqué à Paris venant d’Uruguay avait postée, Berling Berlin a déjà 2 EPs à son actif dont le dernier, sobrement intitulé 2, est paru en fin d’année dernière. Rencontre autour du clip “Hardworking club”, premier titre d’un long format annoncé pour le début de l’année prochaine, avec un groupe qui sait parfaitement tirer parti de sa multiculturalité pour faire tomber les barrières… 

Vous vous définissez comme indie-rock ou indie-pop, quelles sont vos influences ou les groupes que vous aimez ? 

Quentin (guitare) : « Musicalement nous sommes assez influencés par toute la scène de Manchester des années 80-90 comme The Smiths, Joy Division, New Order, aussi bien par le côté new wave dansant que la facette plus dark de ce courant musical. Il y a aussi d’autres groupes plus récents qui sont très importants pour nous comme Interpol, Fontaines DC, Beach Fossils. C’est ce mélange qui forme notre univers et notre son, on essaie de le retranscrire dans nos visuels, clips et scénographies. » 

Maximilien (basse) : « Ça fait maintenant 4 ans que l’on se débrouille pour inventer un univers qui est le nôtre et le faire exister à travers notre musique mais également avec des visuels. Côté textes, on se sert de nos origines et expériences pour écrire en 3 langues : anglais, espagnol et français. »

Le titre “Hardworking club”

Juan (chant, guitare) : « La chanson  parle de la manière dont le travail peut aliéner une personne en la transformant en quelqu’un d’autre. Lorsqu’on travaille uniquement pour gagner sa vie ou bien lorsqu’on exerce un métier que l’on aime pas, très souvent le résultat est négatif. Si l’on n’y prête pas attention, on renonce à vivre les expériences qui sont vraiment importantes dans la vie. Cette chanson a aussi un caractère personnel pour le groupe. Le refrain nous sert de mode de rappel : il est temps de lâcher l’affaire, ça ne vaut pas le coup, détends-toi ! »

Le clip 

Hugo (batterie) : « Pour le clip nous voulions visuellement associer le côté dance et disco de la musique avec le côté dur mais réaliste des paroles. C’est pourquoi Félix Hureau Parreira, le réalisateur du clip, qui avait déjà travaillé sur nos précédentes vidéos (“Whistleblower” et “Haçienda”) nous a proposé de nous mettre en scène sur fond vert en y incrustant ces images délirantes de situations de travail. On a tout de suite adhéré au projet. Quand on a vu le résultat on était tous sous le choc et hyper enthousiastes. » 

Vos projets

Quentin : « Actuellement, nous planchons sur notre premier album qui sortira début 2022 et “Hardworking club” est le premier single qui en est extrait. Ensuite, deux autres chansons qui figureront également sur l’album vont paraître courant 2021 : une en juin qui sera chantée 100% en français – c’est une première pour le groupe – et une autre pour la fin de l’année. Sinon, on bosse sur les clips pour accompagner nos chansons et on prévoit des live sessions pour faire vivre notre projet tant que les scènes ne seront pas rouvertes. »

Juan : « Jusqu’a présent on écrivait principalement en anglais et espagnol avec quelques lignes de français. Les langues ont différentes couleurs et caractères, tout comme les instruments de musique. On essaye de les utiliser telles quelles. »

>> Le site de Berling Berlin

Xavier-Antoine MARTIN


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