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Ôde aux lumières nocturnes

En ces temps de manque de nuit, la musique de JOYE résonne comme un hommage. Car c’est bien dans ses nuits que nous plonge Juliette Gradit. La Toulousaine de 22 ans donne vie au single “Ode à l’aube”, sorti en novembre dernier, après une soirée passée avec un ami. « Ces instants de battements entre la fin d’une soirée, et le reste du monde vivant à contre-courant est enivrant » confie-t-elle. Le clip met en scène une nuit de fête, de sa fin à son début. La fièvre de l’instant prend habilement forme dans ce morceau aux claviers discrets et à la voix alanguie. Mais un réveil se forge ensuite par une présence accrue du rythme et des basses. « Il y a une énergie permanente qui ne demande qu’à sortir à chaque fois » précise l’artiste.

Une volonté, qui se retrouve aussi dans “Love in progess”. Dans ce titre — paru le 25 janvier — , la force des basses emplit les tympans avant qu’un beat à la Massive Attack ne rompe le tout. Il s’en suit une série d’uppercuts, menés par une voix faussement placide. « J’aime me jouer de cette voix tendre alors que je sais qu’elle cache des cris » ajoute-t-elle. 
Cris de joie mais aussi cris d’amour, ce sentiment est prépondérant dans la musique de JOYE. Vécu ou rêvé, elle cherche à « en faire ressortir toute son ambivalence ». L’amour est donc introspectif (“Human love”) comme une perte de soi (“Sequel”). Dans ces deux morceaux à paraître dans les prochains mois, l’expression y est féroce. Un écho à la couverture d’“Ode à l’aube”. Le dessin laisse entrevoir des gouttes entrer dans le crâne de JOYE et en ressortir, par les mots, sous forme de flammes. « JOYE est libre, fière et expressive. Ce qui implique de transformer le sombre en incandescence » conclut Juliette. Nul doute que la lumière continuera d’apparaître dans la nuit ces prochains mois.

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“Ode à l’aube” (single) / Autoproduit

FLAVIEN LARCADE

Photo : Lucie Perret


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