Farewell to all we know

Ici d’Ailleurs

MATT ELLIOTTRevenir à l’essentiel, à la beauté d’une guitare acoustique jouée au coin du feu, retrouver le plaisir d’entendre le doigt qui gratte les cordes derrière un fond de piano, de basse ou de violoncelle : le deuxième morceau qui donne son nom au successeur de The Calm Before (sorti en 2016) résume bien toute la charge émotionnelle qui se dégage de la musique du Bristolien, aujourd’hui installé en Lorraine et dont les textes posent un regard réfléchi sur un monde qui nous échappe, sur les choses qui disparaissent, sur la fin du temps, la peur de la mort et du lendemain. Sa voix d’outre-tombe rappelle de plus en plus la tessiture de Leonard Cohen et vient donner un relief exquis à ses nouveaux tableaux sonores plus épurés qu’à ses débuts, la façon dont on peut cependant garder espoir et croire en des jours heureux… Autant de thématiques actuelles soulevées au sein d’une mélancolie musicale crépusculaire qui, si elle garde ses contours hispaniques (véritable marque de fabrique du compositeur), s’affiche ici plus vibrante que jamais par son humble dépouillement.

À écouter en priorité : “Farewell to all we know” , “The day after that”, “Hating the player, nating the game”.

ÉMELINE MARCEAU

>> Site de Matt Elliott

 


Publié le