Sarah Amsellem © Bastien Burger

Cap vers les étoiles

Après avoir obtenu son diplôme d’avocate, une profession qu’elle n’a finalement jamais exercée (« Dès le premier jour de cours, je savais que je ne voulais pas être là. »), Sarah a bifurqué vers une voie artistique. La mue a pris du temps (« J’ai étudié le piano classique pendant des années sans savoir que j’étais capable d’écrire une chanson ») et s’est faite en plusieurs étapes jusqu’à trouver une formation dans les domaines du doublage et de la voix off. Une expérience qui a durablement marqué son approche musicale : « J’ai toujours eu une idée très visuelle de ma musique. Chaque chanson est un voyage, comme regarder un film devant lequel on s’évade. » Ainsi, son premier album aux accents trip-hop est marqué par une alternance entre chant et passages parlés : « J’ai appris à aimer raconter. Chanter me permet de mettre un autre type d’émotion, une sensibilité différente et complémentaire, j’ai apprivoisé le micro avec les années. » Fruit d’une longue période de maturation (« J’ai sorti mon premier album à 40 ans, il s’en est passé des choses… »), le disque se révèle très personnel (« J’ai cherché assez loin dans ce que j’ai d’intime à raconter. »), jongle avec les langues (« J’ai eu du mal à chanter en français, il a fallu trouver le fil. »), notamment l’hébreu (« Un clin d’œil personnel qui fait une entrée discrète en fin d’album ; cette langue m’intéresse dans sa dimension mystique, mystérieuse et historique. ») et incarne ainsi une forme d’aboutissement ; le “Miracle” qui donne son titre à l’album. Comme évoqué dans la chanson “Cap vers les étoiles” ? L’artiste éclate de rire : « Oui, tu accumules les chansons et à la fin c’est comme une surprise : tiens, ça fait un album ! »

RÉGIS GAUDIN

Miracles – Autoproduit

Sarah Amsellem

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