Glassy eyes

Ed. des véliplanchistes, 128 pages, 18 €

Guendalina FlaminiItalienne, Guendalina s’est plongée durant une dizaine d’années dans la folie des salles rock parisiennes. À la recherche de frissons musicaux, elle a su avec son appareil – un 5D Canon – capter toute la chaleur des caves underground à la découverte de formations toujours plus révoltées. Féline, elle a surtout cherché le mâle dans la torpeur et la sueur de salles mal ventilées. À travers ce recueil en noir et blanc, elle livre des images à fleur de peau. Un véritable érotisme masculin émerge de ces hommes parfois nus. Il y a non pas de la luxure mais bien de la sueur et de la bière dans ces expressions figées en clair-obscur. Si l’essentiel du propos tient par la présence de jeunes groupes en devenir de la scène française, quelques têtes d’affiches embrumées, tels que les Américains psychés de Black Angels ou les furies belges de Cocaïne piss, donnent une dimension plus internationale à cette série de clichés faite de rage et de fureur. En final, ces portraits soignés montrent qu’il n’y a pas que le live dans la vie.

PATRICK AUFFRET


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