“Frais de bouche”

 

Présentation

Issu de la bourgeoisie parisienne, MAALERS essaye à tout prix d’échapper aux études d’avocat fiscaliste toutes tracées par ses parents. Après un projet pop-rock abandonné en 2017, il enchaîne les thérapies de groupe, de Paris à Montpellier en passant par Bordeaux, écrivant de nouveaux textes et bricolant des sons entre deux séances de psychanalyse. Puis il s’enferme à double tour dans sa chambre où il enregistre ses premiers titres, s’abreuvant des vers de TTC et des sons de Jamie XX. Les mots doux de MAALERS découpent tendrement au rasoir une société où la virilité toxique écrase ceux qui ont refusé de jouer au ballon prisonnier à la récréation. Multi-instrumentiste doué, un synthé sous le bras droit et une perfusion de Xanax dans le bras gauche, il use de mélodies cajoleuses et de grooves fluets pour régler ses comptes avec les fantômes de l’adolescence et le soi-disant règne du mâle amateur de survêtement à bandes.

Entre imagerie inspirée des films de la Troma et la poésie d’Alain Chamfort, MAALERS balance des cocktails molotov d’anti-masculinité et de nostalgie teenage sur les dérives du sexe fort.

“Frais de bouche”

Ça commence sur un fait divers, un potentiel énième féminicide, encore une statistique de plus. Ça commence sur une nana qui se libère de l’emprise de son harceleur. C’est un condensé d’histoires entendues, vécues, lues sur les réseaux sociaux, de tous les petits détails du quotidien qui vous oppriment, vous détruisent à petit feu. Et la seule solution pour mettre un terme à cette chape de plomb. « J’me tire d’ma cage en verre » Mais toujours avec de l’humour noir, cette vitre pare-balle qu’on s’invente pour que ça fasse moins mal, pour que tout glisse.

Clip

Le clip a été pensé de la même façon que la chanson : montrer une femme qui se libère, une volonté de coller des images iconiques aux paroles de la chanson, le fond de violence et la forme en mode humour noir deuxième degré, l’utilisation de la figure de la licorne, égérie soi-disant girly utilisée à outrance ces dernières années, et la décapitation de cette dernière et la castration du symbole phallique qui va avec. « Avant que j’te rétame, pour de bon sur le plancher. » Libération, sérénité retrouvée. « Et je souris pour la première fois, grâce à toi, grâce à toi. »

Projets

Après la sortie d’un premier EP Super Lache le 10 avril dernier, préparation d’un album pour fin 2020/début 2021.

>> Site de MAALERS

 

 


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