Surex

Etoile Distante

PerezDe l’homme à l’animal, une métamorphose du vivant, progression manifeste de cette intelligence qui avale tout sur son passage… Un disque qui confine donc à l’anthropomorphisme et propose une mutation résiduelle vers une electronica tout en suspension et en aération. Au diapason d’un exercice rythmique audacieux (“El sueno”), les mots sont dans le cas présent tels des sorts jetés sur la mort, témoignages d’une nébuleuse qu’on appelle la vie. Les chemins s’y entremêlent en grand nombre et envisagent des lignes instrumentales aux couleurs et textures éparses, opérant de la sorte une commutation permanente entre rêve et réalité (“École”). L’histoire d’une libération sûrement, comme son auteur l’exprime sur “Z ”, avant de laisser les ailes de son âme se déployer à la recherche d’un sens existentiel (“Amigo”). Un troisième disque à l’esthétique élastique, repoussant de fait l’exercice stylistique de la chanson française dans toutes ses déviations possibles, de Booba à Daniel Darc…

À écouter en priorité : “Spam”, “Ticket”, “Sable Rouge”.

JULIEN NAÏT-BOUDA

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Publié le