“Sonne l’hallali”

 

Le décor : une forêt au milieu de l’hiver, des arbres nus et un lac immobile. Dans cette ambiance glacée (mise en scène par Benjamin Leveaux), Ilia chante, danse, et fait vibrer le cœur de la forêt. L’hallali, cri qui symbolise la victoire du chasseur sur sa proie, résonne à travers la voix de la chanteuse, l’harmonie dissonante, où une douceur acoustique est surpassée par de grandes vagues sonores électroniques. Douceur où l’on imagine la proie menacée par une mort imminente, suraiguë.

Ilia se mue en danseuse hypnotique après les premières minutes du clip, les rythmes afro-américains réveillent l’auditeur et il suffit de quelques claquements de mains pour se laisser entraîner dans une danse chamanique.

La conclusion est aussi brève et sèche que le début est long et douloureux. Le voyage est terminé, l’hallali a bel et bien sonné.

GABRIEL VERHAEGHE

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